Une langue ne disparaît pas parce qu'on l'interdit. Elle disparaît parce qu'une génération cesse de la transmettre à la suivante — et cela se joue à la maison.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
On imagine volontiers des interdictions, des politiques répressives, des langues effacées par décret. Cela existe, et cela a existé. Mais la disparition ordinaire d'une langue suit un chemin beaucoup plus banal, et beaucoup plus silencieux.
Elle se produit en trois générations. Les grands-parents parlent la langue et rien d'autre. Les parents la comprennent parfaitement et répondent dans la langue dominante. Les enfants ne la comprennent plus. À aucun moment personne n'a décidé d'abandonner quoi que ce soit — chacun a simplement fait le choix le plus commode, une conversation après l'autre.
C'est pourquoi le nombre de locuteurs est un mauvais indicateur de santé. Une langue parlée par cinq cent mille adultes dont aucun enfant ne l'apprend est condamnée. Une langue parlée par trente mille personnes dont les enfants la parlent tient debout.
Une langue perçue comme celle des vieux, de la campagne ou du passé cesse d'être transmise — souvent par des parents persuadés de rendre service à leurs enfants. Une langue qui existe dans la musique, à l'écran, sur les réseaux, garde une valeur aux yeux des jeunes. C'est le facteur le plus puissant, et le moins technique.
Une langue enseignée, écrite, dotée d'une orthographe reconnue, résiste mieux. Mais l'écrit n'est pas une condition : bien des langues purement orales se transmettent depuis des siècles. Ce qui compte, c'est l'usage réel, pas le statut officiel.
Elle joue dans les deux sens. Elle disperse les locuteurs et accélère le passage à la langue dominante. Mais elle crée aussi des communautés où la langue devient le lien principal avec l'origine — et où des adultes cherchent activement à la réapprendre. C'est exactement le profil de beaucoup de nos abonnés.
Une langue documentée — enregistrée, décrite, disponible — ne se transmet pas toute seule, mais elle reste apprenable. Pour plusieurs langues, c'est aujourd'hui la seule assurance contre la disparition définitive.
Les grands éditeurs raisonnent en taille de marché. En dessous d'un certain nombre de locuteurs, une langue n'existe pas commercialement — et n'est donc enseignée nulle part, quel que soit le nombre de gens qui aimeraient l'apprendre.
Plus d'un million de locuteurs, une diaspora nombreuse en Europe, et à peu près aucune ressource en français. Nos abonnés y viennent souvent pour une raison précise : leurs enfants ne parlent plus la langue de leurs parents.
Trois cent cinquante mille locuteurs, et une langue en excellente santé — parce qu'elle est transmise, enseignée et défendue par un choix collectif renouvelé à chaque génération.
Une langue nationale solide, mais quasiment introuvable en cours de français. Le vide ne tient pas à la fragilité de la langue, seulement à l'étroitesse du marché francophone.
Des dizaines de millions de locuteurs, une diaspora considérable — et un enseignement quasi inexistant, parce qu'on enseigne l'arabe littéral à sa place. La transmission familiale s'y délite aussi.
Réapprendre. C'est modeste et c'est décisif. Un adulte qui récupère la langue de ses parents redevient un maillon : il peut la parler à ses propres enfants, répondre à ses grands-parents, et remettre en circulation quelque chose qui allait s'arrêter à lui.
Le profil le plus courant est celui de la personne qui comprend sans parvenir à parler. L'oreille a été formée pendant l'enfance ; il ne manque que l'entraînement de la production. C'est la situation la plus favorable qui soit, et la plus rapide à débloquer : quelques semaines de répétition quotidienne à voix haute suffisent souvent.
Quatorze minutes par jour, ce n'est pas un engagement militant. C'est un trajet en voiture.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Presque toujours par arrêt de la transmission familiale, en trois générations : les grands-parents parlent la langue, les parents la comprennent sans la parler, les enfants ne la comprennent plus. Personne n'a décidé de l'abandonner.
Non. Une langue parlée par cinq cent mille adultes dont aucun enfant ne l'apprend est condamnée ; une langue parlée par trente mille personnes dont les enfants la parlent tient debout. Ce qui compte, c'est la transmission.
La réapprendre. Il redevient alors un maillon : il peut la parler à ses enfants et répondre à ses aînés. Ceux qui comprennent sans parler y arrivent le plus vite, l'oreille ayant déjà été formée.
Parce que les grands éditeurs raisonnent en taille de marché : en dessous d'un certain seuil, une langue n'est enseignée nulle part, quel que soit le nombre de gens qui aimeraient l'apprendre.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.
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