Des leçons audio de 14 minutes dans la langue des rues de Casablanca, de Fès et de Marrakech. Ni alphabet arabe, ni grammaire : uniquement la langue que l'on parle.
Méthode 100 % audio, conçue pour les francophones. Leçons de 14 minutes, nouvelles leçons chaque mois.
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Dans les deux cas, les leçons s'écoutent en ligne. Elles ne sont pas téléchargeables et ne fonctionnent pas hors connexion : prévoyez du réseau ou du Wi-Fi au moment de votre leçon.
Le darija marocain est la langue maternelle de la quasi-totalité des Marocains. Ce n'est pas un dialecte approximatif de l'arabe littéral : c'est une langue à part entière, avec son vocabulaire, sa musique et ses règles propres.
Beaucoup de gens l'apprennent à leurs dépens. Ils s'inscrivent à un cours d'arabe, travaillent sérieusement pendant deux ans, débarquent à Casablanca — et ne comprennent rien. Ce n'est pas un problème de niveau. C'est qu'on leur a enseigné l'arabe des journaux, une langue que personne n'utilise pour demander un café ou discuter avec sa belle-mère.
Le darija marocain a la réputation d'être le plus éloigné de tous les parlers arabes. Un locuteur du Golfe qui entend une conversation marocaine ordinaire a souvent du mal à suivre. Cela s'explique : des siècles de contact avec l'amazigh en ont façonné la structure et le vocabulaire, auxquels se sont ajoutés des emprunts français dans tout le pays et espagnols dans le nord. Le résultat ne ressemble à rien d'autre.
C'est précisément pour cela qu'il faut l'apprendre directement, et non passer par l'arabe classique en espérant faire la conversion plus tard. Cette conversion n'arrive jamais.
Le darija marocain est avant tout une langue parlée. Quand les Marocains l'écrivent — dans un message, sur les réseaux — ils le font tantôt en caractères arabes, tantôt en caractères latins mêlés de chiffres. Il n'existe aucune orthographe officielle qui fasse consensus. Apprendre à lire le darija avant de le parler reviendrait donc à apprendre les règles d'un jeu auquel personne ne joue de la même façon.
Le darija marocain réduit énormément ses voyelles. Des mots courants s'enchaînent en blocs de consonnes qui déroutent complètement quand on les découvre par écrit, et qui coulent tout seuls quand on les a d'abord entendus. C'est l'une des raisons pour lesquelles les méthodes écrites échouent sur cette langue en particulier : elles donnent à voir une difficulté qui n'existe pas à l'oreille.
Vous entendez une phrase, vous la répétez à voix haute, vous l'entendez à nouveau. Le rythme et les enchaînements s'installent avant même que vous ayez conscience d'apprendre quoi que ce soit — exactement comme un enfant marocain qui parle couramment bien avant d'entrer à l'école.
Des leçons de quatorze minutes, enregistrées par un locuteur natif, construites autour du vocabulaire qui revient réellement dans une journée au Maroc.
Saluer et répondre aux salutations, qui occupent au Maroc une place bien plus large qu'en français, se présenter, dire d'où l'on vient, remercier, s'excuser, prendre congé. Ce sont les formules qui ouvrent et ferment toute rencontre.
Le marché et le marchandage, la nourriture et le thé, la famille, les prix et les nombres, l'heure, les transports, le taxi, la direction à demander. C'est le socle qui vous rend autonome dans le pays.
Raconter, expliquer, donner un avis, comprendre une plaisanterie et en faire une. À ce stade, vous ne traduisez plus depuis le français : vous pensez directement dans les tournures marocaines.
Marocain ou algérien ? Les deux sont largement intercompréhensibles : un Marocain et un Algérien se comprennent sans difficulté majeure. Si votre entourage est marocain, commencez ici. Votre abonnement vous donne de toute façon accès aux deux cours, et passer de l'un à l'autre demande peu d'effort une fois l'oreille faite.
Au Maroc d'abord, où il est la langue de la rue, du commerce, de la famille et de la télévision, parlé par plusieurs dizaines de millions de personnes. Mais aussi très largement en Europe : la diaspora marocaine est l'une des plus importantes de France, de Belgique, des Pays-Bas et d'Espagne, et le darija s'y transmet de génération en génération.
Pour un voyageur, l'effet est immédiat et disproportionné. Le Maroc est un pays où l'on peut circuler en français sans trop de mal — ce qui signifie que presque aucun visiteur ne fait l'effort de la langue locale. Les quelques phrases que vous prononcerez en darija changeront la nature de vos échanges du tout au tout, au souk comme au café.
Pour qui a de la famille marocaine, l'enjeu est autre et plus profond. Les grands-parents parlent rarement français ; les petits-enfants parlent rarement darija. Le cours existe d'abord pour refermer cet écart.
Vous avez entendu le darija toute votre enfance sans jamais avoir eu à le produire. Votre oreille est déjà formée : c'est le point de départ le plus favorable qui soit, et les résultats arrivent souvent en quelques semaines.
Mariage, belle-famille, enfants. Rien ne remplace le fait de pouvoir échanger directement, sans traducteur au milieu de la table. C'est aussi la façon la plus rapide d'être adopté.
Séjours réguliers, projet professionnel, installation. Le français ouvre des portes, le darija en ouvre d'autres — celles que les visiteurs ne franchissent jamais.
Aucune connaissance de l'arabe n'est requise. Le cours part du premier mot et ne vous demandera jamais de déchiffrer quoi que ce soit.
Non, et c'est même plutôt un détour. L'arabe classique est la langue écrite des journaux et des textes officiels ; le darija est ce que les Marocains parlent entre eux. Vous pouvez apprendre le second sans jamais toucher au premier.
Jamais. Le cours est entièrement oral : vous écoutez et vous répétez. C'est un choix assumé, puisque le darija marocain n'a pas d'orthographe officielle et s'écrit de plusieurs façons concurrentes.
Il est compris sans peine en Algérie et, dans une large mesure, en Tunisie. Il l'est en revanche plus difficilement au Moyen-Orient : le marocain est réputé le plus éloigné des parlers arabes, à cause de son substrat amazigh et de ses emprunts européens.
À raison d'une leçon de quatorze minutes par jour, quelques semaines suffisent pour saluer, marchander, commander et demander son chemin. Une conversation suivie s'installe en général entre le deuxième et le troisième mois.
Quarante-deux pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Votre abonnement donne accès à toutes les langues, pas seulement à celle-ci. Rien ne vous empêche d'en suivre deux en parallèle.
La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire. Quatorze minutes pour savoir si la méthode vous convient. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.
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