Des leçons de 14 minutes où les quatre tons se travaillent à l'oreille — le seul endroit où ils existent vraiment. Aucun caractère à mémoriser.
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Dans les deux cas, les leçons s'écoutent en ligne. Elles ne sont pas téléchargeables et ne fonctionnent pas hors connexion : prévoyez du réseau ou du Wi-Fi au moment de votre leçon.
Apprendre à parler mandarin et apprendre à lire le chinois sont deux tâches distinctes. La quasi-totalité des cours les mènent en parallèle, et c'est la principale raison des abandons.
Le chinois a cette particularité, rare parmi les grandes langues, que son écriture ne note pas les sons. Un caractère ne se déchiffre pas : il se sait ou ne se sait pas. Il faut en mémoriser plusieurs milliers pour lire un journal, et cette mémorisation n'apporte strictement rien à votre capacité à commander un plat ou à demander votre chemin.
Autrement dit, l'écriture chinoise est un apprentissage à part entière, qui se greffe sur celui de la langue parlée sans l'aider. Un enfant chinois parle couramment des années avant d'écrire son premier caractère, et il passera ensuite la majeure partie de sa scolarité primaire à apprendre à écrire une langue qu'il maîtrise déjà parfaitement à l'oral.
Nous retenons cet ordre-là. Vous apprenez à parler. Les caractères, vous les aborderez plus tard si vous en avez l'usage — ou jamais, ce qui est le cas de la plupart des gens qui veulent simplement se faire comprendre.
Le mandarin distingue quatre tons, plus un ton neutre. La même syllabe prononcée sur une hauteur montante, descendante, plate ou descendante-montante correspond à des mots différents. C'est l'obstacle réel de cette langue — et c'est un obstacle exclusivement sonore.
On peut vous montrer quatre flèches sur une page et vous faire réciter les règles : cela ne vous fera pas produire le bon ton, et surtout cela ne vous fera pas l'entendre. Un francophone n'a jamais eu besoin de discriminer des hauteurs pour comprendre un mot ; son oreille ne les traite tout simplement pas. Cette sensibilité s'acquiert par l'exposition, pas par l'explication.
Entendre les tons dans des phrases réelles, tous les jours, pendant quatorze minutes, entraîne progressivement l'oreille à les distinguer — puis la bouche à les reproduire. Au bout de quelques semaines, vous cessez de penser « troisième ton » et vous entendez simplement que quelque chose sonne juste ou faux. C'est le seul état qui permette de parler à vitesse normale.
Le mandarin a une réputation de difficulté largement usurpée dès qu'on quitte l'écriture et les tons. Sa grammaire est en réalité l'une des plus économes qui soient parmi les grandes langues.
Les verbes ne changent jamais de forme. Ni personne, ni temps, ni mode. Le moment dont on parle se signale par un mot ajouté — hier, demain, déjà — et non par une terminaison.
Aucun nom masculin ou féminin, aucun accord d'adjectif, pas de marque de pluriel à mémoriser. Toute une catégorie d'erreurs qui coûtent des années en allemand ou en russe n'existe simplement pas.
La phrase suit une structure régulière et prévisible, assez proche de la nôtre dans ses grandes lignes. Une fois quelques schémas en tête, vous produisez des phrases nouvelles sans avoir à réfléchir.
Ce que contient le cours : des leçons de quatorze minutes enregistrées par un locuteur natif — salutations et présentations, chiffres et prix, nourriture et restaurant, transports et direction, hôtel, achats et marchandage, puis conversation suivie. Le vocabulaire est celui du séjour et de l'échange réels.
Le mandarin compte le plus grand nombre de locuteurs natifs de toutes les langues, très loin devant l'espagnol et l'anglais. Il est la langue officielle de la Chine continentale et de Taïwan, l'une des langues officielles de Singapour, et il est employé par d'importantes communautés chinoises réparties dans toute l'Asie du Sud-Est, en Amérique du Nord et en Europe.
Pour un voyageur, l'écart entre parler et ne pas parler est plus marqué en Chine que presque partout ailleurs. Hors des grands hôtels et des quartiers d'affaires, l'anglais est très peu répandu. Quelques dizaines de phrases bien prononcées suffisent à transformer complètement un séjour — et l'accueil réservé à un étranger qui fait cet effort est généralement chaleureux.
Sur le plan professionnel, enfin, comprendre ce qui se dit dans une réunion ou un déjeuner, même imparfaitement, vous place dans une position radicalement différente de celle où l'on dépend entièrement d'un interprète.
C'est le cas de la grande majorité des gens : voyage, travail, relations. Les caractères représentent des années d'effort dont vous n'aurez peut-être jamais l'usage.
Les caractères vous ont enseveli, ou les tons vous ont paru impossibles. Aucun des deux problèmes ne se règle par l'écrit — d'où l'échec des méthodes classiques.
Déplacements réguliers, partenaires, fournisseurs. Même un niveau modeste change la dynamique d'une relation professionnelle, et il se remarque immédiatement.
Aucune connaissance préalable n'est requise. Et contrairement à sa réputation, la grammaire du mandarin est plus simple que celle du français.
Non, et c'est délibéré. L'écriture chinoise ne note pas les sons : un caractère se mémorise, il ne se déchiffre pas. C'est un apprentissage à part entière, qui n'aide en rien à parler.
Un enfant chinois parle couramment des années avant d'écrire son premier caractère. Nous suivons le même ordre.
Par l'exposition quotidienne, qui est de toute façon la seule méthode efficace. Les tons sont un phénomène sonore : aucune explication écrite ne rend l'oreille capable de les distinguer. Quatorze minutes d'écoute active par jour y parviennent en quelques semaines.
Son écriture, oui. Sa langue parlée, beaucoup moins qu'on ne le croit. Les verbes ne se conjuguent pas, il n'y a ni genre, ni pluriel, ni accord d'adjectif, et l'ordre des mots est stable. Les vraies difficultés sont les tons et la prononciation.
À Taïwan, oui : c'est la langue officielle. À Hong Kong, la langue locale est le cantonais, mais le mandarin y est largement compris. Il est aussi employé par de nombreuses communautés chinoises en Asie du Sud-Est et ailleurs.
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