Des leçons de 14 minutes pour apprendre à parler tchétchène. Une langue qui ne s'enseigne nulle part, et dont les sons ne s'acquièrent que par l'imitation directe.
Méthode 100 % audio, conçue pour les francophones. Leçons de 14 minutes, nouvelles leçons chaque mois.
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Dans les deux cas, les leçons s'écoutent en ligne. Elles ne sont pas téléchargeables et ne fonctionnent pas hors connexion : prévoyez du réseau ou du Wi-Fi au moment de votre leçon.
Il existe en Europe une communauté tchétchène nombreuse, installée depuis plusieurs décennies. Il n'existait, jusqu'ici, à peu près aucun moyen d'apprendre sa langue en français.
Le tchétchène n'est enseigné dans quasiment aucune université francophone. Les rares ouvrages disponibles sont des descriptions linguistiques destinées aux spécialistes, écrites dans un vocabulaire technique et sans le moindre enregistrement. Pour quelqu'un qui veut simplement pouvoir parler avec sa famille, ces ressources sont inutilisables.
C'est pour cette raison que ce cours a été enregistré. Il ne s'adresse pas à des linguistes : il s'adresse à des gens qui veulent tenir une conversation. Aucun écrit, aucune terminologie, aucun tableau — de la langue parlée, du premier au dernier jour.
Le tchétchène appartient à la famille des langues du Caucase du Nord-Est, sans aucune parenté avec le français, le russe ou l'arabe. Son inventaire de sons est parmi les plus riches d'Europe : consonnes de gorge, consonnes produites avec un blocage de l'air, distinctions vocaliques très fines.
Aucune de ces réalités ne se transmet par l'écrit. On peut décrire pendant dix pages comment articuler un son que vous n'avez jamais entendu, vous ne le produirez pas. Vous l'entendrez cinquante fois et vous commencerez à l'approcher. C'est une langue où la transcription ment, et où seule l'oreille dit vrai.
Le tchétchène s'écrit aujourd'hui en caractères cyrilliques, adaptés tant bien que mal à des sons pour lesquels cet alphabet n'a pas été conçu. Plusieurs sons distincts y partagent une même notation, et des combinaisons de lettres en représentent d'autres. Apprendre à lire avant de parler revient donc à apprendre un système approximatif à propos d'une langue qu'on ne connaît pas encore.
Le tchétchène range ses noms en plusieurs classes qui se répercutent sur les verbes. Aucune règle générale ne permet de deviner la classe d'un mot. Les descriptions grammaticales y consacrent des pages entières ; l'écoute répétée les installe sans que vous ayez à y penser.
Des leçons de quatorze minutes enregistrées par un locuteur natif, construites autour de la conversation familiale et quotidienne.
Saluer, répondre, se présenter, demander des nouvelles de la famille. Dans la culture tchétchène, ces formules occupent une place considérable, et leur maîtrise est immédiatement remarquée.
La famille et les liens de parenté, la maison, la nourriture, les nombres, l'heure et les jours, le téléphone, les déplacements. Le vocabulaire des échanges réels, pas celui des manuels.
Raconter, expliquer, poser des questions, comprendre une réponse rapide. Les classes nominales et l'accord des verbes sont alors devenus des automatismes.
Transmettre une langue qui se perd. C'est la raison la plus souvent donnée par nos abonnés en tchétchène. Les parents parlent la langue, les enfants nés en Europe la comprennent en partie et la parlent peu, les petits-enfants ne la parlent plus du tout. Quatorze minutes par jour suffisent à inverser cette pente.
Le tchétchène est parlé par plus d'un million de personnes, principalement en Tchétchénie et dans les républiques voisines du Caucase russe. Il est également apparenté à l'ingouche, avec lequel la compréhension mutuelle est en grande partie possible.
Hors du Caucase, la diaspora tchétchène est significative en Europe — en France, en Belgique, en Autriche, en Allemagne et en Pologne notamment — ainsi qu'en Turquie et en Jordanie, où des communautés sont installées depuis le dix-neuvième siècle. Dans ces familles, la langue est un élément central de l'identité, et son affaiblissement chez les jeunes générations est vécu comme une perte réelle.
Beaucoup de gens s'inscrivent ici pour cette raison précise : parler avec des grands-parents, comprendre ce qui se dit lors d'un mariage ou d'une réunion de famille, ou transmettre à leurs enfants ce qu'ils n'ont eux-mêmes reçu qu'à moitié.
Vous comprenez en partie sans parvenir à répondre. C'est la situation la plus répandue chez les jeunes de la diaspora, et c'est aussi la plus favorable : votre oreille est déjà à moitié formée.
Mariage, belle-famille. Peu d'efforts sont aussi bien reçus, dans une culture où la langue et l'hospitalité comptent autant.
Vos enfants ne parlent pas la langue de vos parents. Une leçon quotidienne, courte, faite ensemble, est le moyen le plus réaliste d'enrayer cette disparition.
Le tchétchène est l'une des rares langues de cette famille accessibles en français. Sa structure n'a d'équivalent dans aucune langue que vous connaissez.
Non. Le cours est entièrement oral. Le tchétchène s'écrit aujourd'hui en caractères cyrilliques adaptés, un système approximatif où plusieurs sons distincts partagent une même notation — raison de plus pour commencer par l'oreille.
Très peu. Le tchétchène appartient aux langues du Caucase du Nord-Est et n'a aucune parenté avec le russe. Seuls quelques emprunts de vocabulaire vous seront familiers ; la structure de la langue est entièrement différente.
C'est exactement le profil auquel il s'adresse le mieux. Quand l'oreille a déjà été formée dans l'enfance, il ne manque que l'entraînement de la production — et c'est précisément ce que fait la répétition à voix haute.
En grande partie, oui. Les deux langues sont proches et l'intercompréhension est largement possible, même si elle n'est pas totale.
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