Un seul mot, employé du matin au soir. Dyal est à lui seul une carte d'identité : aucun autre parler arabe ne l'emploie de cette façon.
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Sur les transcriptions. Le darija marocain n'a pas d'orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie de Tanger à Marrakech. Voir la prononciation.
Dyal se place entre le possédé et le possesseur, dans cet ordre : d'abord la chose, ensuite le mot-outil, enfin celui à qui elle appartient. C'est exactement la structure de notre « le livre de Karim », avec un mot à la place de « de ».
Il s'emploie aussi avec un pronom accroché derrière lui : « à moi », « à toi », « à lui ». On obtient ainsi l'équivalent de nos possessifs — mon, ton, son — sans avoir aucun accord à faire avec le nom possédé. Voir les pronoms.
Dans la conversation rapide, le mot se réduit souvent à d-, collé au mot suivant. Les deux formes coexistent sans différence de sens, la forme réduite étant simplement plus familière.
Il existe un second procédé, plus ancien, où le suffixe possessif se colle directement au nom sans mot intermédiaire. « Ma tête », « mon frère » se disent alors en un seul mot.
Ce procédé ne s'emploie pas avec n'importe quoi. Il est réservé à ce que la langue traite comme inséparable de la personne : les parties du corps, les liens de famille, et quelques notions abstraites proches.
Pour tout le reste — les objets, l'argent, la maison, la voiture, le travail — c'est dyal qui s'impose. La langue distingue donc ce qu'on est de ce qu'on a, distinction que le français ne fait pas.
Si vous hésitez, employez dyal. Il fonctionne dans presque tous les cas, y compris là où la construction directe serait plus idiomatique. L'inverse n'est pas vrai : accrocher un suffixe à un mot qui ne l'accepte pas produit une phrase fausse.
L'algérien emploie ta3 là où le marocain emploie dyal. Ces deux mots, parmi les plus fréquents de chaque langue, suffisent à identifier un locuteur en une phrase. Voir marocain et algérien.
Puisque le verbe « avoir » n'existe pas — voir la phrase sans verbe — la possession au sens de « je possède » passe par une préposition qui signifie littéralement « chez ». « Chez moi une voiture » vaut « j'ai une voiture ».
Il ne faut pas confondre les deux constructions. Dyal relie deux noms — il dit à qui appartient une chose. La préposition, elle, construit une phrase entière — elle dit qu'on possède. Les francophones les mélangent systématiquement au début.
Cette même préposition sert par ailleurs à exprimer les sensations et les états : avoir faim, avoir froid, avoir mal, avoir peur. Voir la santé et les prépositions.
Pourquoi apprendre ce chapitre tôt. Dyal revient dans une phrase sur trois. Le maîtriser, c'est pouvoir désigner, situer, attribuer — bref, parler de choses concrètes. Notre cours de darija marocain l'introduit dès les premières leçons, en audio, quatorze minutes à la fois.
Quarante-deux pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Le mot-outil de la possession, placé entre le possédé et le possesseur : d'abord la chose, puis dyal, puis celui à qui elle appartient — comme notre « le livre de Karim ».
Avec ce que la langue traite comme inséparable de la personne : les parties du corps, les liens de famille. Le suffixe possessif se colle alors directement au nom. Pour tout le reste, dyal s'impose.
Employer dyal : il fonctionne dans presque tous les cas. L'inverse n'est pas vrai — accrocher un suffixe à un mot qui ne l'accepte pas produit une phrase fausse.
L'algérien emploie ta3 à la place. Ces deux mots, parmi les plus fréquents de chaque langue, suffisent à identifier un locuteur en une phrase.
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