Apprendre à compter prend une heure. Comprendre un prix annoncé dans un souk prend beaucoup plus longtemps — et ce n'est pas un problème d'arithmétique.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
Sur les transcriptions. Le darija marocain n'a pas d'orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie de Tanger à Marrakech. Voir la prononciation.
Wahed, jouj, tlata, reb3a, khamsa, setta, seb3a, tmenya, tes3ud, 3echra. Dix mots, appris en une séance, et qui ne bougent plus ensuite.
Une curiosité vaut d'être signalée : le mot pour « deux » n'est pas le mot arabe classique mais une forme propre au Maghreb occidental, issue du vocabulaire du jeu. C'est un marqueur régional aussi net que dyal.
Au-delà de dix, la construction devient régulière : les dizaines, puis les unités reliées par un mot de liaison. Les centaines et les milliers suivent la même mécanique. Il n'y a aucune irrégularité comparable à nos « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».
C'est le seul point réellement grammatical de ce chapitre, et il surprend toujours.
Le comportement du nom dépend du chiffre qui le précède. Après « deux », le marocain emploie parfois un reste de duel. Entre trois et dix, le nom se met au pluriel. Au-delà, il repasse au singulier — ce qui semble absurde à un francophone, mais qui est parfaitement régulier.
Et certains nombres prennent une forme abrégée quand ils sont suivis d'un nom, différente de la forme employée pour compter dans le vide. Apprendre à compter de un à dix ne suffit donc pas à savoir dire « trois cafés ».
Ces règles sont un héritage direct de l'arabe classique, très simplifié. Elles s'installent par l'usage, et une erreur n'empêche jamais d'être compris.
Immédiat. Dix mots, aucune difficulté, aucune irrégularité. C'est la partie visible de ce chapitre.
Plus délicat : les fractions d'heure ont leurs propres mots, et la structure ne calque pas le français. Une poignée de formules à apprendre entières.
Le vrai obstacle. Il ne relève pas des nombres mais des unités de comptage, qui ne sont pas celles du billet. Voir l'argent et les prix.
Ce troisième point mérite d'être anticipé, parce qu'il déroute tous les visiteurs. Vous pouvez connaître parfaitement les nombres et ne rien comprendre au prix qu'on vous annonce, parce qu'il est exprimé dans une unité traditionnelle. Ce n'est pas une question de vocabulaire mais d'habitude locale — et elle varie selon le commerce et la région.
Ce qu'il faut viser. Non pas réciter, mais reconnaître à l'oreille un nombre lancé vite dans une phrase. C'est une compétence d'écoute, et elle s'acquiert par l'écoute seule. Notre cours de darija marocain est entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.
Quarante-deux pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Wahed, jouj, tlata, reb3a, khamsa, setta, seb3a, tmenya, tes3ud, 3echra. Dix mots appris en une séance.
Oui. Entre trois et dix il se met au pluriel, au-delà il repasse au singulier. Et certains nombres prennent une forme abrégée quand un nom les suit — savoir compter ne suffit donc pas à dire « trois cafés ».
Parce que le Maghreb occidental emploie une forme propre, issue du vocabulaire du jeu. C'est un marqueur régional aussi net que dyal.
Parce que le problème ne vient pas des nombres mais des unités de comptage employées dans la vie courante, qui ne sont pas celles du billet. C'est une habitude locale, variable selon le commerce et la région.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.
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