Le français dit « ce livre » sans préciser lequel. Le marocain, lui, tranche toujours : celui-ci ou celui-là, il faut choisir.
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Sur les transcriptions. Le darija marocain n'a pas d'orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie de Tanger à Marrakech. Voir la prononciation.
Had désigne ce qui est proche — de celui qui parle, ou de ce dont on vient de parler. Dak et sa famille désignent ce qui est éloigné, dans l'espace comme dans le temps ou dans le discours.
Le français a perdu cette distinction. Nous disons « ce livre » pour les deux, et nous devons ajouter « -ci » ou « -là » quand nous voulons préciser — ce que nous ne faisons presque jamais à l'oral. Le marocain, lui, oblige à choisir à chaque fois.
C'est une contrainte, mais elle rend la langue plus claire. Dans un souk, désigner un objet parmi vingt sans ambiguïté est exactement ce dont on a besoin.
C'est une asymétrie surprenante mais commode. Had ne change ni au féminin ni au pluriel : une seule forme pour tout. Le démonstratif de l'éloignement, en revanche, s'accorde comme un adjectif.
Contrairement à l'adjectif, qui suit toujours, le démonstratif précède — comme en français. C'est le seul déterminant dans ce cas. Voir l'ordre des mots.
Voici le point que les débutants oublient systématiquement. Le nom qui suit un démonstratif garde son article défini. Là où le français dit « ce livre », le marocain dit l'équivalent de « ce le livre ». Omettre l'article produit une phrase qui sonne faux. Voir l'article défini.
Les mêmes mots s'emploient seuls, sans nom, pour dire « celui-ci », « celle-là », « ceux-ci ». Ils prennent alors des formes un peu différentes, plus longues, et s'accordent en genre et en nombre.
C'est cette série qu'on emploie pour désigner sans nommer — quand on montre du doigt, quand on choisit, quand on compare deux objets. Autrement dit, tout le temps dans une situation d'achat.
À cela s'ajoute un démonstratif neutre, qui ne renvoie à aucun objet précis mais à une situation entière : « ça », « cette histoire », « ce que tu dis ». Il est très fréquent et s'apprend comme un mot à part.
Où cela vous servira dès le premier jour. Montrer et choisir. Au souk, au restaurant, dans une boutique : « celui-ci, pas celui-là » est sans doute la phrase la plus utile qu'on puisse apprendre en une minute. Notre cours de darija marocain la met en situation dès les premières leçons, en quatorze minutes.
Quarante-deux pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Had pour ce qui est proche, dak et sa famille pour ce qui est éloigné — dans l'espace, dans le temps ou dans le discours. Le marocain oblige à choisir, contrairement au français.
Had est invariable : une seule forme pour tout. Le démonstratif de l'éloignement, lui, s'accorde en genre et en nombre comme un adjectif.
Oui, toujours. Là où le français dit « ce livre », le marocain dit l'équivalent de « ce le livre ». Omettre l'article produit une phrase qui sonne faux — c'est l'oubli le plus fréquent des débutants.
Devant le nom, comme en français. C'est le seul déterminant dans ce cas : l'adjectif, lui, suit toujours.
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