On vous annonce « deux cents » pour un pain. Ce n'est ni une erreur ni une arnaque : c'est une autre unité de compte, et tout le pays l'emploie.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
Sur les transcriptions. Le darija marocain n'a pas d'orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie de Tanger à Marrakech. Voir la prononciation.
La monnaie officielle du Maroc est le dirham. C'est ce qui est imprimé sur les billets, affiché dans les magasins modernes, écrit sur les factures.
Mais dans la vie courante — les marchés, les épiceries de quartier, les petits commerces, surtout hors des grandes villes — on compte en rial. Le rial ne circule sous aucune forme physique : c'est une unité de compte traditionnelle, une fraction du dirham, transmise par l'usage.
Résultat : le même prix s'annonce avec deux chiffres très différents selon l'unité employée. Un apprenant qui connaît parfaitement les nombres reste désorienté, non par manque de vocabulaire, mais parce qu'il ne sait pas dans quelle unité on lui parle.
Il n'existe pas de règle simple à mémoriser, parce que l'usage varie — selon le commerce, la région, et l'âge de la personne. Les jeunes des grandes villes comptent plutôt en dirhams ; dans un souk de campagne, le rial reste la norme. Certaines régions emploient encore d'autres appellations locales.
C'est la seule méthode qui fonctionne. Sachez à peu près ce que coûte un pain, un thé, un trajet en petit taxi, un kilo de tomates. Le contexte tranche alors instantanément ce que l'arithmétique seule ne tranche pas : un chiffre trop élevé de vingt fois pour un pain vous dit lui-même dans quelle unité on parle.
« En dirhams ? » est une question parfaitement banale, que les Marocains se posent entre eux. Personne ne s'en offusque, et cela vaut mieux qu'un malentendu.
Pour un loyer, un salaire ou une voiture, l'habitude est encore différente : on annonce souvent en unités de cent dirhams. Là aussi, l'ordre de grandeur fait la traduction.
Flous — l'argent en général, celui qu'on a en poche. Derhem — le dirham. Taman — le prix. Khelles — payer. Sarf — la monnaie, au sens de petite monnaie, qu'on vous demandera constamment. Le vocabulaire bancaire, lui, est très largement français.
Demander le prix, comprendre la réponse, payer. Voir au souk.
Il est d'usage plus large qu'en France : gardien de voiture, porteur, coup de main. Les sommes sont modestes mais le geste est attendu.
Sujet abordé plus directement qu'en France. Voir le travail.
Rituel obligé quand on sort à plusieurs. Voir les sorties.
Ce qui règle vraiment ce chapitre. Entendre des prix annoncés par des Marocains, en situation, jusqu'à ce que l'oreille fasse la conversion sans y penser. Aucune explication écrite ne remplace cela — c'est pourquoi notre cours de darija marocain est entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.
Quarante-deux pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Une unité de compte traditionnelle, fraction du dirham, qui ne circule sous aucune forme physique mais s'emploie tous les jours dans les marchés et les petits commerces.
Parce qu'il est exprimé en rial et non en dirhams. Le même prix s'annonce avec deux chiffres très différents selon l'unité — et l'usage varie selon le commerce, la région et l'âge de la personne.
En raisonnant par ordre de grandeur : savoir ce que coûte un pain ou un thé permet au contexte de trancher. Et en demandant « en dirhams ? », question parfaitement banale que les Marocains se posent entre eux.
Plus largement qu'en France : gardien de voiture, porteur, coup de main. Les sommes sont modestes mais le geste est attendu.
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