« Je fatigué. » « La maison grande. » Ce n'est pas du petit-nègre, c'est la construction normale — le verbe « être » n'existe tout simplement pas au présent.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
Sur les transcriptions. Le darija marocain n'a pas d'orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie de Tanger à Marrakech. Voir la prononciation.
Pour relier un sujet à ce qu'on en dit, le marocain n'a besoin de rien. On pose le sujet, on pose l'attribut, et la phrase est complète. Aucun mot ne vient s'intercaler, aucun accord ne se fait sur un verbe qui n'existe pas.
Cela vaut pour tout ce que le français construit avec « être » au présent : un état, une qualité, une identité, une profession, une localisation, une appartenance. Toutes ces phrases se disent sans verbe.
Le verbe existe en revanche au passé et au futur. C'est uniquement le présent qui se passe de lui — une particularité que le marocain partage avec l'ensemble des langues sémitiques.
Sans verbe, impossible d'appliquer l'encadrement habituel. Le marocain emploie alors un mot de négation autonome, posé devant l'élément nié. C'est une construction à part entière. Voir la négation.
Le marocain ne possède pas de verbe « avoir ». Il exprime la possession par une préposition qui signifie littéralement « chez » : « chez moi une voiture » vaut « j'ai une voiture ». C'est la même logique de phrase sans verbe, appliquée à un autre usage. Voir la possession et dyal.
Avoir faim, avoir soif, avoir froid, avoir mal, avoir peur : tout passe par cette construction avec préposition, jamais par un verbe. C'est le point où les francophones bricolent le plus, et où l'on repère instantanément un débutant. Voir la santé.
Comme il ne se conjugue pas, le participe actif entre dans ces phrases sans verbe comme le ferait un adjectif. C'est ainsi que le marocain exprime « je suis en train de… » sans jamais conjuguer « être ».
La difficulté de ce chapitre n'est pas de comprendre — l'idée s'explique en trente secondes. Elle est de résister à l'envie de mettre un verbe.
Un francophone débutant cherche spontanément à traduire « est », et va chercher un mot qui n'existe pas, ou pire, en emploie un qui existe mais qui veut dire autre chose. La phrase devient alors incompréhensible, alors que la version correcte était plus courte.
La bonne nouvelle : c'est un réflexe qui se prend vite, parce que ces phrases sont les plus fréquentes de la langue. Vous en entendrez des centaines dès les premières heures, et l'oreille finit par trouver bizarre d'y ajouter quoi que ce soit.
Par où commencer. Par les présentations : dire son nom, son pays, son métier, son état. Quatre phrases, aucune conjugaison, et vous pouvez déjà vous présenter à quelqu'un. Notre cours de darija marocain ouvre précisément là-dessus, en leçons audio de quatorze minutes.
Quarante-deux pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Pas au présent. On pose le sujet, on pose l'attribut, et la phrase est complète. Le verbe existe en revanche au passé et au futur — c'est une particularité commune aux langues sémitiques.
Avec une préposition qui signifie littéralement « chez » : « chez moi une voiture ». Le marocain ne possède pas non plus de verbe « avoir ».
Par la même construction avec préposition. Avoir faim, soif, froid, mal ou peur passent tous par là, jamais par un verbe. C'est le point où les francophones bricolent le plus.
Pas de comprendre, mais de résister à l'envie de mettre un verbe. Un francophone cherche spontanément à traduire « est » et va chercher un mot qui n'existe pas — alors que la version correcte était plus courte.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.
Toutes les langues depuis votre navigateur. Rien à installer. Ne donne pas accès aux applications mobiles.
Accéder à la plateforme →