Une langue tibétaine parlée dans les hautes vallées du Népal. Une leçon d'écoute est disponible sur la plateforme pour découvrir sa sonorité — mais il n'existe pas encore de cours complet.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
À lire avant tout le reste. Nous n'avons pas de cours de langue sherpa. Une seule leçon existe, enregistrée pour permettre d'entendre à quoi cette langue ressemble. C'est une porte d'écoute, pas une méthode d'apprentissage — et nous préférons le dire d'emblée plutôt que de le laisser découvrir après coup.
« Sherpa » est passé dans le français courant pour désigner un porteur d'expédition. C'est une réduction regrettable : les Sherpas sont un peuple, avec un territoire, une histoire et une langue qui leur est propre.
Ils vivent principalement dans le Solu-Khumbu, les hautes vallées du nord-est du Népal, au pied de l'Everest. Leurs ancêtres sont venus du Tibet il y a plusieurs siècles — le nom lui-même signifie à peu près « les gens de l'est », c'est-à-dire de l'est du Tibet. Ils sont de l'ordre de quelques centaines de milliers.
Cette origine explique tout le reste : la langue sherpa n'est pas une langue népalaise. Elle appartient à la famille tibétaine, et non à la famille indo-européenne dont relève le népali, langue officielle du pays.
Le sherpa appartient au groupe des langues tibétiques. Il partage avec le tibétain une part importante de son vocabulaire et de sa structure, sans que l'intercompréhension soit pour autant automatique : des siècles de séparation ont fait leur œuvre, et les parlers se sont éloignés.
Comme la plupart des langues tibétiques, le sherpa utilise la hauteur de la voix pour distinguer les mots. C'est le trait qui déroute le plus un francophone, et c'est aussi celui qu'aucune description écrite ne peut transmettre : les tons sont un phénomène sonore, et ils ne s'acquièrent qu'à l'oreille.
Le sherpa s'écrit rarement. Quand il l'est, c'est généralement au moyen de l'écriture tibétaine, dont l'orthographe reflète un état ancien de la langue et non sa prononciation actuelle. Autant dire que l'écrit est, ici encore, un très mauvais point d'entrée.
La quasi-totalité des Sherpas parlent aussi le népali, et beaucoup l'anglais, notamment dans les vallées touristiques. Un voyageur n'a donc aucun besoin pratique du sherpa — ce qui rend d'autant plus remarquable le fait d'en prononcer quelques mots.
Comme beaucoup de langues portées par de petites communautés, le sherpa recule. Le népali domine l'école et l'administration, l'anglais s'impose dans l'économie du trekking, et l'émigration vers Katmandou ou l'étranger disperse les locuteurs.
La transmission aux enfants reste le point décisif : une langue survit tant qu'elle passe à la génération suivante. C'est vrai du sherpa comme du tchétchène, du wolof ou du mongol — et c'est l'une des raisons pour lesquelles nous enregistrons des langues que les grands éditeurs jugent trop petites.
Écouter une langue, même sans l'apprendre, n'est pas rien. C'est ce que permet la leçon disponible : entendre le rythme, les tons, la mélodie d'une langue dont on n'a le plus souvent jamais entendu un seul mot.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Non. Une seule leçon est disponible, enregistrée pour permettre d'entendre à quoi cette langue ressemble. Ce n'est pas une méthode d'apprentissage, et nous préférons le dire clairement.
Pas du tout. Le népali est une langue indo-européenne ; le sherpa appartient à la famille tibétaine. Les Sherpas sont venus du Tibet il y a plusieurs siècles, et leur langue en porte la trace.
Non. La quasi-totalité des Sherpas parlent aussi le népali, et beaucoup l'anglais dans les vallées touristiques. C'est précisément ce qui rend remarquable le fait d'en prononcer quelques mots.
Douze : darija algérien, darija marocain, arabe palestinien, espagnol d'Amérique latine, russe, italien, chinois mandarin, turc, wolof, islandais, mongol et tchétchène. Chacune compte de 15 à 80 leçons.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.
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