Le français dit « oncle ». Le darija distingue l'oncle du côté du père et celui du côté de la mère — et cette distinction structure tout le vocabulaire familial.
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Une remarque sur les transcriptions. Le darija algérien n'a pas d'orthographe officielle. Les formes écrites sur cette page sont des approximations destinées à vous aider à reconnaître les mots, pas des graphies normées — et la prononciation varie d'Alger à Oran et à Constantine. Voir la prononciation.
Baba — le père. Yemma, ou mama dans un registre plus moderne — la mère. Khou — le frère, okht — la sœur. Weld désigne le fils comme le garçon, bent la fille. Wlad couvre les enfants au pluriel.
Pour le couple : rajel signifie à la fois l'homme et le mari, mra la femme et l'épouse. Le contexte tranche sans ambiguïté, exactement comme notre « mon homme » ou « ma femme ».
Les grands-parents : jedd et jedda. Et le mot qui englobe tout le monde, 3a'ila — la famille.
C'est le point le plus important de cette page. Là où nous disons « oncle » et « tante » sans plus de précision, le darija — comme l'arabe en général — distingue systématiquement le côté paternel du côté maternel.
3ammi désigne l'oncle du côté du père, khali celui du côté de la mère. De même, 3amti est la tante paternelle et khalti la tante maternelle. Ce ne sont pas des variantes : ce sont quatre mots différents pour quatre relations différentes.
Cette précision n'est pas décorative. Dans une société où les liens familiaux structurent beaucoup de choses, savoir immédiatement de quel côté vient une personne est une information utile. Un francophone qui emploie un mot pour l'autre ne commet pas une faute de grammaire — il dit quelque chose de factuellement faux.
Ces mêmes mots servent à s'adresser respectueusement à des inconnus plus âgés. Appeler khalti une femme d'un certain âge qu'on ne connaît pas, ou 3ammi un homme, est une marque de respect ordinaire — l'équivalent de notre « madame » ou « monsieur », en plus chaleureux. C'est l'un des premiers réflexes à prendre, et il est très bien reçu.
On ne dit pas « le frère de moi » mais on accroche directement la marque du possesseur au nom : khouya — mon frère, khti — ma sœur. La famille fait partie de ce que la langue traite comme inaliénable. Voir la possession.
Un nom qui porte un suffixe possessif est déjà défini : on ne lui ajoute pas l'article. C'est une erreur fréquente chez les débutants. Voir l'article défini.
Plusieurs termes familiaux forment leur pluriel en modifiant leurs voyelles internes plutôt qu'en ajoutant une terminaison. Ils s'apprennent donc au singulier et au pluriel ensemble. Voir le pluriel.
Parce que c'est celui qui revient le plus vite dans une conversation réelle. Une rencontre algérienne passe très tôt par des questions sur la famille — mariés, des enfants, combien, les parents vont bien — et ces questions font partie des salutations elles-mêmes, pas d'une conversation séparée.
C'est aussi la raison pour laquelle la majorité de nos abonnés apprennent le darija : parler à des grands-parents, à une belle-famille, à des cousins restés au pays. Le vocabulaire familial n'est pas un chapitre parmi d'autres — c'est souvent tout l'objectif.
Notre cours de darija algérien l'introduit dès les premières leçons, dans des échanges complets. Vous n'apprendrez pas une liste de mots : vous entendrez quelqu'un demander des nouvelles d'une famille, et vous répondrez.
Quarante pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Cela dépend du côté. 3ammi désigne l'oncle paternel, khali l'oncle maternel. La même distinction vaut pour les tantes : 3amti du côté du père, khalti du côté de la mère.
Oui, et c'est même recommandé. Ces mots servent à s'adresser respectueusement à des inconnus plus âgés, comme un « madame » ou « monsieur » en plus chaleureux. C'est très bien reçu.
En accrochant directement la marque du possesseur au nom, sans mot séparé ni article. La famille fait partie de ce que la langue traite comme inaliénable.
Non. Le darija algérien n'a pas d'orthographe officielle : ces formes sont des approximations destinées à la reconnaissance, et la prononciation varie selon les régions.
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