C'est le champ lexical qu'on néglige jusqu'au jour où l'on en a besoin. Savoir dire où l'on a mal vaut alors tout le reste du vocabulaire réuni.
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Sur les transcriptions. Le darija n'a pas d'orthographe officielle : les formes écrites ici sont des approximations, et la prononciation varie selon les régions. Voir la prononciation.
Tbib — le médecin. Sbitar — l'hôpital, un mot venu de l'espagnol par la Méditerranée. Dwa — le médicament. Mrid — malade. Wja3 — la douleur. Hmma — la fièvre.
À cela s'ajoute tout un vocabulaire d'origine française : pharmacie, ordonnance, analyse, radio, urgences, rendez-vous, opération. Le domaine médical moderne est, comme l'équipement domestique, largement nommé en français — ce qui constitue un avantage réel dans un moment où l'on ne veut pas chercher ses mots.
C'est la phrase la plus importante de cette page, et elle repose sur deux choses.
D'abord le vocabulaire du corps : impossible d'expliquer une douleur sans nommer l'endroit. Tête, ventre, dos, gorge, dents, jambe — une dizaine de mots suffisent à couvrir l'essentiel de ce qu'on a besoin de dire.
Ensuite une construction particulière. Le darija n'ayant pas de verbe « avoir », on n'a pas mal comme en français : on emploie la tournure avec préposition, littéralement « chez moi une douleur à la tête ». C'est exactement le mécanisme décrit dans la phrase sans verbe — et c'est typiquement le point où un francophone bricole et ne se fait pas comprendre.
Depuis quand, si c'est fort ou léger, si ça brûle ou si ça élance, si c'est apparu d'un coup. Ce sont des adjectifs et des adverbes de temps que vous connaissez déjà par ailleurs : ce chapitre les remet simplement en situation.
Prendre rendez-vous, expliquer le motif, répondre aux questions, comprendre une consigne de traitement. Beaucoup de médecins algériens parlent français, ce qui aide — mais l'accueil, la salle d'attente et l'entourage, eux, fonctionnent en darija.
Demander un médicament, expliquer un symptôme sans ordonnance, comprendre une posologie. Le vocabulaire y est très largement français, ce qui rend la situation nettement plus abordable qu'on ne le craint.
C'est l'usage le plus fréquent, et de loin. Demander comment va quelqu'un, s'inquiéter d'un proche malade, souhaiter un rétablissement : ces formules font partie des échanges ordinaires.
Toute mention de maladie appelle une formule — souhait de guérison, protection, consolation. Les omettre n'est pas neutre : c'est une absence qui se remarque. Elles s'apprennent entières.
Un rappel utile. Ces pages décrivent du vocabulaire, pas de la médecine. En cas de problème de santé réel en Algérie, adressez-vous à un professionnel et faites-vous accompagner si la langue vous manque. Savoir dire où l'on a mal aide ; cela ne remplace pas un interprète quand l'enjeu est sérieux.
Quarante pages qui se répondent — la mécanique de la langue d'un côté, le vocabulaire par thème de l'autre. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Tbib pour le médecin et sbitar pour l'hôpital — ce dernier venu de l'espagnol par la Méditerranée.
Pas avec un verbe « avoir », qui n'existe pas en darija. On emploie la tournure avec préposition, littéralement « chez moi une douleur à la tête ». C'est le point où les francophones bricolent le plus.
En grande partie, oui : pharmacie, ordonnance, analyse, radio, urgences, rendez-vous, opération. C'est un avantage réel dans un moment où l'on ne veut pas chercher ses mots.
Oui. Toute mention de maladie appelle une invocation — souhait de guérison, protection, consolation. Les omettre se remarque, et ces formules s'apprennent entières.
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