
Apprenez le darija algérien avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 75 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez vous présenter en quelques phrases, comme Mohamed : Ana ismi Mohamed. Waldiya dziriyin, bessah ana nahder fransè mʿahoum. Vous saurez aussi dire ce que vous cuisinez et ce que vous mangez : El-youm ana ntayyeb f el-kousksi.
Le cours de darija algérien se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Leçon 15 sur 250 · Unité 2 · Se présenter, la famille, le marché
Écoutez cette leçon dans l’application LIMBA. Cette page est la version écrite de la leçon audio 15 du cours de darija algérien : dans l’application, 14 minutes pour l’entendre, la répéter et la retenir. Les deux premières leçons sont gratuites.
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Dans cette leçon, vous rassemblez tout ce que vous savez déjà dire sur vous et vous en faites une vraie présentation. Puis vous passez en cuisine. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez waldiya et marti dziriya dans la leçon 13, et nji dans la leçon 14.
Durée. 20 minutes environ, exercices compris.
Samedi soir, dîner chez la sœur de Karim. À table, un ami de la famille, Mohamed, se présente à Yanis en darija, lentement, pour qu’il comprenne tout. Puis la maîtresse de maison annonce le menu.
— Je m’appelle Mohamed. Je parle français et j’apprends le darija algérien tous les jours. — Je m’appelle Yanis. J’apprends le darija algérien tous les jours, avec Lina ! — Mes parents sont algériens, mais je parle français avec eux. — Et moi, mes parents sont algériens et je parle français avec eux ! — J’aime beaucoup venir en Algérie avec ma famille chaque année. Je travaille à la banque, à Marseille. — Ma femme est algérienne et, entre nous, nous parlons français. — Je cuisine tous les jours. Aujourd’hui, je prépare le couscous ! — Nous mangeons le couscous ensemble ! — Merci ! J’aime beaucoup le couscous. — Je ne cuisine pas le couscous, mais j’en mange beaucoup !
Pour la première fois, Yanis a dit son nom en darija à quelqu’un qu’il ne connaissait pas.
Pour dire votre nom, deux mots suffisent : Ana ismi Mohamed, mot à mot « moi, mon nom Mohamed ». Le -i final de ismi est celui de bladi et de ktabi : « mon ». Comme pour marti dziriya à la leçon 13, le darija n’a pas besoin de « est ».
Ensuite, vous reliez vos phrases. Vous connaissez w, « et ». Voici bessah, « mais », entre les deux idées qu’il oppose, comme en français. Et pour « avec eux », un seul mot : mʿahoum, après mʿak, « avec toi », et mʿakoum, « avec vous ».
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| ismi | ismi | mon nom : je m’appelle |
| bessah | beṣṣaḥ (ṣ sombre, ḥ soufflé) | mais |
| mʿahoum | mʿahoum (ʿ serré) | avec eux |
Cinq questions : choisissez le mot qui manque, puis le sens.
Écoutez bien Mohamed : tous ses verbes commencent par n-, la marque de « je » que vous connaissez depuis la leçon 1. Quand il parle de sa femme et de lui, le verbe finit par -ou : nahdrou, « nous parlons ». Rien de nouveau ici : regardez combien de verbes vous savez déjà conjuguer.
| Je | Nous | Français |
|---|---|---|
| nahder | nahdrou | parler |
| nataʿallam | nataʿallmou | apprendre |
| nhabb | nhabbou | aimer, vouloir |
| nekhdem | nekhedmou | travailler |
| naʿich | naʿichou | vivre |
| nrouh | nrouhou | aller |
| nji | njiw | venir |
Deux détails de la scène. Mohamed dit Nahder fransè w nataʿallam f darja dziriya koul youm, sans ana : le n- dit déjà « je », le pronom n’est pas obligatoire. Et vous entendez un petit f après nataʿallam ; il ne change pas le sens, dites la phrase telle quelle.
Quatre questions : la bonne forme du verbe, puis le sens.
Deux verbes nouveaux, qui suivent la règle que vous venez de revoir : ntayyeb, « je cuisine, je prépare un plat », et nakoul, « je mange ». La négation les encadre comme d’habitude : ma ntayyebch, ma nakoulch. Pour « nous mangeons », une petite surprise : naklou. Le ou du milieu de nakoul tombe quand on ajoute le -ou de « nous » ; retenez la forme telle quelle. Le plat du jour, kousksi, prend l’article comme les autres noms : el-kousksi.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| ntayyeb | nṭayyeb (ṭ sombre, yy tenu) | je cuisine, je prépare (un plat) |
| ma ntayyebch | ma nṭayyebch (ṭ sombre) | je ne cuisine pas |
| nakoul | nakoul | je mange |
| ma nakoulch | ma nakoulch | je ne mange pas |
| naklou | naklou | nous mangeons |
| kousksi | kousksi | le couscous |
Six questions : cuisiner, manger, et la forme qui va avec « nous ».
À la leçon 8, el-youm se plaçait en fin de phrase. Il peut aussi ouvrir la phrase : El-youm ana ntayyeb f el-kousksi, « Aujourd’hui, je prépare le couscous ». Les deux places sont bonnes ; en tête, on insiste sur « aujourd’hui ».
Le petit f de ntayyeb f el-kousksi est celui de nataʿallam f darja : il ne change pas le sens. Regardez plutôt le f devant el-banka. C’est celui de f had lemdina, leçon 9 : devant had ou devant l’article el-, fi se raccourcit en f. Devant un nom de ville, le cours garde fi, comme la leçon audio : fi Marseille.
Quatre questions : la place de el-youm et le petit f.
Vous connaissez le ṣ sombre de saha. Le ṭ de ntayyeb est son cousin : un t « sombre », langue reculée, bouche plus creuse, et le a qui suit tire vers « o ». Comparez avec le t clair de tahder, du bout de la langue, comme en français. Dans bessah, le ṣ sombre, tenu, est suivi du ḥ soufflé, comme pour embuer une vitre.
Quatre questions : repérez les sons sombres.
Le couscous, kousksi en darija, est inscrit depuis décembre 2020 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. La demande a été déposée en commun par quatre pays : l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. Un plat que l’on revendique ensemble, à l’image du mʿa baʿdana de Karim. Le mot lui-même est généralement donné comme berbère ; nous n’irons pas plus loin dans son histoire. Quand vous dites Hna naklou el-kousksi à table, vous employez donc un mot que tout le Maghreb connaît.
| Darija | Prononciation | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| ismi | ismi | mon nom : je m’appelle | Le -i final est celui de bladi, « mon ». |
| ntayyeb | nṭayyeb (ṭ sombre, yy tenu) | je cuisine, je prépare (un plat) | Verbe en n-, comme nekhdem. |
| ma ntayyebch | ma nṭayyebch (ṭ sombre) | je ne cuisine pas | Négation ma … ch. Dans le PDF de la leçon audio : mantayyebch, en un seul mot, comme on l’entend. |
| nakoul | nakoul | je mange | Verbe en n-. |
| ma nakoulch | ma nakoulch | je ne mange pas | Dans le PDF de la leçon audio : manakoulch. |
| naklou | naklou | nous mangeons | Le ou du milieu de nakoul tombe ; -ou final pour « nous ». |
| kousksi | kousksi | le couscous | Avec l’article : el-kousksi. |
| bessah | beṣṣaḥ (ṣ sombre, ḥ soufflé) | mais | Entre les deux idées qu’il oppose. Dans le PDF de la leçon audio : bsseh. |
| mʿahoum | mʿahoum (ʿ serré) | avec eux | Après mʿak et mʿakoum. Dans le PDF de la leçon audio : ma’ahem. |
Avant la leçon suivante, présentez-vous pour de vrai à quelqu’un, en darija, avec votre prénom à la place de celui de Yanis : Ana ismi Yanis. Ana nataʿallam darja dziriya koul youm. — Je m’appelle Yanis. J’apprends le darija algérien tous les jours. Et si vous passez en cuisine ce jour-là : El-youm ana ntayyeb! — Aujourd’hui, c’est moi qui cuisine !
Dix questions qui mélangent la présentation, la cuisine, la scène et le son du jour.
Quatre pages de référence prolongent cette leçon : le présent, pour le n- de « je » et le -ou de « nous » ; relier deux phrases, où bessah rejoint w ; les verbes irréguliers, la famille à laquelle appartient « manger » (nakoul, naklou) ; et la nourriture, où kousksi retrouve les autres plats. Le sommaire du cours écrit rassemble toutes les leçons, et le cours audio vous fait entendre chaque phrase de cette page.
La leçon suivante reste à table : vous saurez dire « nous cuisinons », demander à quelqu’un ce qu’il mange, dire où vous mangez et dire que vous comprenez bien, ou pas.
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Les 60 leçons du niveau A1 sont en ligne, chacune avec une aide à la prononciation et des exercices corrigés, et chacune suit la leçon audio du même numéro de l’application LIMBA. Les niveaux A2 à B2 suivront, jusqu’à 250 leçons.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours de darija algérien écrit, en 60 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Ana ismi, suivi du prénom : Ana ismi Mohamed, je m’appelle Mohamed. Mot à mot, c’est « moi, mon nom Mohamed » : le -i de ismi est le « mon » de bladi, et le darija n’a pas besoin du verbe « être » ici.
Bessah, qui se prononce beṣṣaḥ, avec un ṣ sombre et un ḥ soufflé. Il se place entre les deux idées qu’il oppose, comme en français : Waldiya dziriyin, bessah ana nahder fransè mʿahoum. Le PDF de la leçon audio l’écrit bsseh : l’écriture du darija varie.
Avec « nous », le ou du milieu de nakoul tombe, et seul le -ou final reste : Hna naklou el-kousksi, nous mangeons le couscous. Retenez la forme telle quelle ; le verbe « manger » fait partie des verbes irréguliers du darija.
C’est le même mot, « à, dans ». Devant l’article el- ou devant had, il se raccourcit en f : f el-banka, f had lemdina. Le f de ntayyeb f el-kousksi est un autre emploi, celui de nataʿallam f darja : il ne change pas le sens. Devant un nom de ville, on garde fi : Ana nekhdem f el-banka fi Marseille.
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