
Apprenez le darija algérien avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 75 leçons se déroulent toutes de cette façon.
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À la fin de cette leçon, vous saurez présenter quelqu’un et parler de lui ou d’elle : Hadi marti. Hiya rayeha l-Dzayer. Vous saurez aussi dire un métier, Ana cheikh taʿ el-fransèssa, et vous ferez le point sur tout ce que l’unité 2 vous a appris, de marti à wach rak?
Le cours de darija algérien se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Leçon 20 sur 250 · Unité 2 · Se présenter, la famille, le marché
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Dans cette leçon, deux petits mots changent tout : howa et hiya, « il » et « elle ». Vous allez parler de quelqu’un, puis rassembler toute l’unité 2. Vous saurez :
Avant de commencer. Relisez la leçon 19 : wach rak? et machi reviennent dans la scène. Si une étape du bilan vous résiste, revenez à la leçon qui l’a introduite, de la leçon 11 à la leçon 18.
Durée. 20 minutes environ, exercices compris.
Lundi matin, au café de la gare, à Paris, avant le train pour Lyon. Deux étudiants cherchent leur professeur d’arabe et prennent Yanis pour lui. Le mari de la sœur de Karim arrive pour saluer tout le monde ; puis Amel appelle d’Alger.
— Bonjour ! Tu es professeur, toi ? — Bonjour. Moi ? Non… — C’est toi, le professeur d’arabe ? — Non, je ne suis pas le professeur d’arabe. J’apprends le darija algérien ! — Bonjour ! Comment allez-vous ? Moi, je suis professeur de français. — Merci ! Au revoir ! — Ça va, Dieu merci. Voici ma femme, Sarah. — Bonjour. Voici mon mari, Karim. Nous vivons à Montréal. — Bien ! Et vous allez à Lyon aujourd’hui ? — Oui, nous allons à Lyon aujourd’hui avec Yanis. — Comment vas-tu, Yanis ? Tu es à Paris ? — Ça va, Dieu merci. Oui, je suis ici avec Sarah et Karim. — Et tu parles arabe aujourd’hui ? — Oui ! Je parle avec un étudiant et une étudiante. Il est étudiant. Elle est étudiante. — Bien ! Et la famille de Karim ? — Elle va en Algérie. Il va en Algérie. Au revoir, Amel !
Dans la dernière réplique, « elle » n’est pas la famille (el-ʿaila, pourtant féminine) : c’est la sœur de Karim, et « il », son mari, le professeur de français : tous deux partent en Algérie cet été.
Vous connaissez ana, enta, enti, hna et entouma. En voici deux de plus : howa, « il, lui », et hiya, « elle ». Devant un nom, ils se placent seuls, sans verbe « être », comme ana dans Ana dziriya : Howa étudiant, il est étudiant ; Hiya étudiante, elle est étudiante.
Devant un verbe, la personne se lit toujours au début du verbe. Pour « il », la marque est y- : howa yrouh, il va, à côté de ana nrouh et enta trouh. Et rayeh, rayeha, « en route », s’accordent avec lui et avec elle : Howa rayeh l-Dzayer, Hiya rayeha l-Dzayer.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| howa | howa | il, lui |
| hiya | hiya | elle |
| Howa étudiant. | howa étudiant | Il est étudiant. |
| Hiya étudiante. | hiya étudiante | Elle est étudiante. |
| Howa yrouh. | howa yrouḥ (ḥ soufflé) | Il va. |
| Howa rayeh l-Dzayer. | howa rayeḥ l-Dzayer (ḥ soufflé) | Il va en Algérie (il est en route). |
| Hiya rayeha l-Dzayer. | hiya rayeḥa l-Dzayer (ḥ soufflé) | Elle va en Algérie (elle est en route). |
Cinq questions : howa, hiya, puis « il va ».
Pour présenter quelqu’un, le darija a deux mots : hada pour un homme, hadi pour une femme, placés devant le nom : Hada rajli, voici mon mari ; Hadi marti, voici ma femme. Vous reconnaissez le had de had lemdina, « cette ville » : même famille.
Le métier du jour est cheikh, professeur. Avec l’article, il devient ech-cheikh, le professeur : devant ch, le l de l’article disparaît et le ch se tient, comme dans es-souq. Étudiant et étudiante sont pris au français. Et pour dire « professeur de… », on relie deux noms par taʿ : ech-cheikh taʿ el-ʿarbiya, le professeur d’arabe ; cheikh taʿ el-fransèssa, professeur de français. C’est le taʿ de taʿi et taʿek. Dans cette leçon, la langue française se dit el-fransèssa ; pour « je parle français », le cours garde nahder fransè.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| Hada rajli. | hada rajli (r roulé) | Voici mon mari. |
| Hadi marti. | hadi marti (r roulé) | Voici ma femme. |
| cheikh | chikh (kh = jota) | professeur |
| ech-cheikh | ech-chikh (kh = jota) | le professeur |
| ech-cheikh taʿ el-ʿarbiya | ech-chikh taʿ el-ʿarbiya (kh = jota, ʿ serré) | le professeur d’arabe |
| Ana cheikh taʿ el-fransèssa. | ana chikh taʿ el-fransèssa (kh = jota, ʿ serré) | Je suis professeur de français. |
| étudiant, étudiante | étudiant, étudiante | étudiant, étudiante |
Dans la scène, pas de verbe, donc la négation est machi (leçon 13) : Entaya cheikh?, tu es professeur, toi ? ; Enta ech-cheikh taʿ el-ʿarbiya?, c’est toi, le professeur d’arabe ? ; La, ana machi ech-cheikh taʿ el-ʿarbiya., non, je ne suis pas le professeur d’arabe. Notez la nuance : Ana cheikh, je suis professeur ; Ana ech-cheikh, je suis le professeur, celui que l’on cherche.
Cinq questions : hada ou hadi, le professeur, et taʿ.
L’unité 2 vous a donné les autres personnes de « travailler », deux verbes de plus, manger et cuisiner (sans compter venir et comprendre), et de nouvelles personnes de « aller ». La mécanique n’a pas changé depuis la leçon 1 : n- pour « je », t- pour « tu », -i en plus à une femme, -ou au pluriel. Et depuis aujourd’hui, y- pour « il ». Les cases « plus tard » sont des formes que vous n’avez pas encore entendues.
| Verbe | je | tu (à un homme) | tu (à une femme) | nous | vous | il |
|---|---|---|---|---|---|---|
| parler | nahder | tahder | tahdri | nahdrou | tahdrou | (plus tard) |
| travailler | nekhdem | tekhdem | tekhedmi | nekhedmou | (plus tard) | (plus tard) |
| aller | nrouh | trouh | trouhi | nrouhou | trouhou | yrouh |
| manger | nakoul | takoul | takli | naklou | taklou | (plus tard) |
| cuisiner | ntayyeb | ttayyeb | ttayybi | ntayybou | (plus tard) | (plus tard) |
Quatre phrases à compléter par la forme du verbe qui convient à la personne, puis une question sur la marque de « il ».
La grande nouveauté de l’unité 2, c’est la phrase sans verbe « être » : Ana rajli dziri, Howa étudiant. Elle entraîne deux négations à côté de ma … ch : machi, devant un nom ou un adjectif, et manich, « je ne suis pas ». Le tableau rassemble ces outils, avec les lieux, la famille et les nouvelles.
| L’outil | La règle | Exemples |
|---|---|---|
| sans verbe « être » | le pronom, puis le nom ou l’adjectif | Ana dziriya, Hna f el-ʿasima, Howa tbib |
| trois négations | ma … ch avec un verbe ; machi devant un nom ou un adjectif ; manich = je ne suis pas | ma nekhdemch, Ana rajli machi dziri, Ana manich rayeh l-Marseille |
| en route | rayeh (masculin), rayeha (féminin) | Ana rayeh l-Marseille, Entiya rayeha l-Marseille? |
| l’accord | masculin, féminin en -a, pluriel en -in | dziri, dziriya, dziriyin ; qbayli, qbayliya |
| les lieux | l- là où l’on va, fi (ou f) là où l’on est | les-souq, lel-banka, lel-khedma, l-sinima ; f restoran, f el-ʿasima |
| la famille | le nom porte déjà le possessif : « mon », « ma », « mes », « ta » | marti, rajli, waldiya, yemma, yemmak, baba |
| les nouvelles | wach + rak / raki / rakoum | Wach rak?, Wach raki?, Labas el-hamdoullah. |
Cinq questions : la bonne négation, l’accord, le lieu et la famille.
Le mot du jour se termine par kh, la jota espagnole, celle de khedma et de sbah el-khir : l’air frotte au fond de la gorge. Dites chi, avec un i plein, comme dans sbah el-khir, puis kh. Avec l’article, écoutez bien : ech-cheikh, on n’entend aucun l. Le ch de l’article se soude à celui du mot et se tient un instant, comme le s de es-souq ou le d de ed-djaj, le poulet avec son article (leçons 17 et 18).
Et voici, réunis, les sons de l’unité 2. Lisez le tableau à voix haute, ligne par ligne.
| Le son | Un mot exemple | Prononciation | L’aide |
|---|---|---|---|
| zz, bb tenus | bezzaf | bezzaf (zz tenu) | son tenu |
| q | es-souq, qbayli | es-souq, qbayli (q = k du fond de la gorge) | k contre la luette |
| ḥ soufflé | trouhou, el-hamdoullah | trouḥou, el-ḥamdoullah (ḥ soufflé) | comme pour embuer une vitre |
| j | nji | nji | le j de « jour » |
| ṭ sombre | ntayyeb | nṭayyeb (ṭ sombre, yy tenu) | langue reculée, bouche creuse |
| e bref | nefhem | nefhem (h expiré) | voyelle presque avalée |
| tt à l’attaque | ttayyeb | tṭayyeb (tt appuyé, ṭ sombre) | t tenu avant le a |
| ʿ et ṣ à la suite | f el-ʿasima | f el-ʿaṣima (ʿ serré, ṣ sombre) | syllabe par syllabe |
| l’article assimilé | es-souq, ed-djaj, ech-cheikh | es-souq, ed-djaj, ech-chikh | pas de l, consonne tenue |
Quatre questions : repérez le son.
En arabe, cheikh désigne d’abord un homme âgé ou respecté, un savant. En Algérie, c’est aussi, tout simplement, le mot courant pour un enseignant : d’où ech-cheikh taʿ el-ʿarbiya, le professeur d’arabe, comme le disent les deux étudiants de la scène. Étudiant et étudiante, eux, viennent tels quels du français : dans Howa étudiant, seul howa est du darija de souche. C’est une image fidèle de la langue que vous apprenez : des mots arabes anciens et des mots français pris sur le vif, dans la même phrase.
| Darija | Prononciation | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| ech-cheikh | ech-chikh (kh = jota) | le professeur | Nom ; l’article s’assimile au ch. Dans le PDF de la leçon audio : echeikh. |
| cheikh | chikh (kh = jota) | professeur | Nom, sans article. |
| taʿ | taʿ (ʿ serré) | de (relie deux noms : ech-cheikh taʿ el-ʿarbiya) | Préposition. Dans le PDF de la leçon audio : ta’a. |
| el-fransèssa | el-fransèssa | le français (la langue, dans cette leçon) | Nom ; pour « je parle français », le cours garde fransè. Dans le PDF de la leçon audio : el fransèssa. |
| étudiant | étudiant | étudiant | Nom, pris au français. |
| étudiante | étudiante | étudiante | Nom, pris au français. |
| howa | howa | il, lui | Pronom ; devant un nom, sans verbe « être ». |
| hiya | hiya | elle | Pronom. |
| hada | hada | voici, c’est (pour un homme) | Démonstratif ; de la famille de had. |
| hadi | hadi | voici, c’est (pour une femme) | Démonstratif. |
| yrouh | yrouḥ (ḥ soufflé) | il va | Verbe ; la marque y- dit « il ». |
Avant la leçon suivante, présentez quelqu’un de votre entourage à une autre personne, pour de vrai, en darija : Hada rajli. — Voici mon mari. Ou Hadi marti. — Voici ma femme. Puis ajoutez une phrase sur lui ou sur elle : Howa tbib., il est médecin ; Hiya dziriya., elle est algérienne.
Présentez votre famille et vous-même en six phrases, une par consigne. Écrivez-les, dites-les à voix haute, puis comparez avec le corrigé.
Remplacez Lyon et Alger par vos villes, et le métier par celui de la personne que vous présentez.
Neuf questions qui mélangent tout : la scène, il et elle, voici, le professeur, les personnes, les négations et les sons.
Quatre pages de référence prolongent cette leçon : les pronoms, les démonstratifs, les métiers (vous y trouverez, pour « professeur », un mot plus soutenu que cheikh) et les noms composés, où deux noms se collent sans mot de liaison, et les cas où taʿ prend le relais. Le sommaire du cours écrit rassemble toutes les leçons, et le cours audio vous fait entendre les phrases de la leçon.
La leçon suivante ouvre l’unité 3.
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Les 60 leçons du niveau A1 sont en ligne, chacune avec une aide à la prononciation et des exercices corrigés, et chacune suit la leçon audio du même numéro de l’application LIMBA. Les niveaux A2 à B2 suivront, jusqu’à 250 leçons.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours de darija algérien écrit, en 60 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Les trois sont de la même famille. Had se place devant un nom pour dire « ce, cette » : had lemdina, cette ville. Hada et hadi se suffisent à eux-mêmes et présentent quelqu’un : Hada rajli, voici mon mari ; Hadi marti, voici ma femme. Hada pour un homme, hadi pour une femme.
Parce que l’article el- s’assimile à certaines consonnes, dont le ch : le l disparaît et la consonne du mot se tient. C’est la même règle que dans es-souq, le marché, et ed-djaj, le poulet. On écrit donc ech-cheikh, comme on l’entend.
Les deux sont justes. La marque y- au début du verbe dit déjà « il » ; howa s’ajoute pour insister ou pour préciser de qui l’on parle, exactement comme ana devant nrouh. La leçon audio garde howa yrouh, la forme la plus claire pour commencer.
Pour l’instant, avec rayeha : Hiya rayeha l-Dzayer, elle va en Algérie, elle est en route. Devant un verbe conjugué, « elle » prend la même marque t- que « tu » ; vous verrez cette forme à l’œuvre dans la suite du cours.
Non. En arabe, cheikh désigne d’abord un homme âgé ou respecté, un savant. En Algérie, c’est aussi le mot courant pour un enseignant : ech-cheikh taʿ el-ʿarbiya, le professeur d’arabe. Dans la scène, c’est bien ce sens-là que les étudiants ont en tête.
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