
Apprenez le darija algérien avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 75 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez dire que vous aimez votre pays et votre travail, Ana nhabb bladi w nhabb khedmti, et annoncer où vous allez : Ana nrouh l-Dzayer. Deux petites syllabes collées à la fin du mot, et « mon » et « ton » sont à vous.
Le cours de darija algérien se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Leçon 6 sur 250 · Unité 1 · Premiers mots : parler, aimer, vivre
Écoutez cette leçon dans l’application LIMBA. Cette page est la version écrite de la leçon audio 6 du cours de darija algérien : dans l’application, 14 minutes pour l’entendre, la répéter et la retenir. Les deux premières leçons sont gratuites.
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Dans cette leçon, vous apprenez à dire « mon » et « ton » en darija, qui se collent derrière le nom, puis à dire où vous allez. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez nhabb, thabb et thabbi dans la leçon 3 : ils reviennent dans presque toutes les phrases d’aujourd’hui.
Durée. 20 minutes environ, exercices compris.
Au café de langues, un samedi matin. Yanis arrive avec une nouvelle : cet été, il part à Alger, chez sa grand-mère. Lina en profite pour le faire parler de lui.
— Bonjour, Lina ! Je vais à Alger. — Bien ! Tu aimes l’Algérie ? — Oui, j’aime mon pays. — Et ton travail ? Tu aimes ton travail ? — Oui, j’aime mon travail. Et toi ? Tu aimes ton travail ? — Oui, j’aime mon travail. Et moi, je vais à la capitale. — Tu vas à la capitale ? Bien ! — Oui. Au revoir, Yanis !
Lina part voir des amis à Alger : la « capitale », c’est la même ville que celle de Yanis.
En français, « mon » et « ton » se placent devant le nom. En darija, c’est l’inverse : ils se collent à la fin du mot. -i veut dire « mon », -ek veut dire « ton ». Prenez blad, le pays : bladi, mon pays ; bladek, ton pays. Prenez ktab, le livre : ktabi, mon livre.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| blad | blad | le pays |
| bladi | bladi | mon pays |
| bladek | bladek | ton pays |
| ktab | ktab | le livre |
| ktabi | ktabi | mon livre |
| khedma | khedma (kh = jota) | le travail |
| khedmti | khedmti (kh = jota) | mon travail |
| khedmtek | khedmtek (kh = jota) | ton travail |
Regardez la dernière ligne : devant le suffixe, khedma prend un t, khedmt-, d’où khedmti et khedmtek. Retenez-le comme une habitude du mot. Autre bonne nouvelle : bladek et khedmtek se disent de la même façon à un homme et à une femme.
Cinq questions : choisissez la forme qui dit « mon » ou « ton », puis le sens d’une phrase.
Il existe une seconde façon de dire la même chose. On garde le nom avec son article, el-khedma, et on ajoute après lui taʿi, « à moi », ou taʿek, « à toi ». Mot à mot, el-khedma taʿi, c’est « le travail à moi » : mon travail.
| Avec le suffixe | Avec taʿ- | Français |
|---|---|---|
| khedmti | el-khedma taʿi (ʿ serré) | mon travail |
| khedmtek | el-khedma taʿek (ʿ serré) | ton travail |
Les deux formes ont le même sens. Comme khedmtek, taʿek se dit à un homme comme à une femme. Et comme le suffixe, taʿi et taʿek viennent toujours après le nom.
Quatre questions sur taʿi et taʿek : la forme qui convient, puis le sens.
Voici le verbe « aller », l’un des plus utiles qui soient. Il se construit comme nahder et nhabb : n-, c’est « je » : nrouh, je vais. Pour « tu » adressé à une femme, t- au début et -i à la fin : trouhi. La forme adressée à un homme viendra dans la leçon suivante.
La négation ne change pas : ma devant, ch derrière, comme dans La, hna ma nahdrouch darja dziriya. Avec « aller », cela donne ma nrouhch, je ne vais pas.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| nrouh | nrouḥ (ḥ soufflé) | je vais |
| trouhi | trouḥi (ḥ soufflé) | tu vas (à une femme) |
| ma nrouhch | ma nrouḥch (ḥ soufflé) | je ne vais pas |
Le h de nrouh est le h soufflé de nhabb et de mlih, comme pour embuer une vitre. Dans ma nrouhch, dites-le lentement d’abord, nrouḥ, puis ch.
Cinq questions : la forme du verbe « aller » qui convient, puis le sens d’une phrase et d’une terminaison.
À la leçon 4, vous avez appris fi pour le lieu où l’on est : Ana naʿich fi Fransa. Pour le lieu où l’on va, le darija emploie l-, « à, vers », collé au nom qui suit : l-Fransa, en France ; l-Dzayer, à Alger.
Quand le nom porte l’article el-, les deux se soudent : l- + el-ʿasima donne lel-ʿasima, à la capitale. C’est ce que Lina a dit : Ana nrouh lel-ʿasima.
| Là où l’on est : fi | Là où l’on va : l- |
|---|---|
| Ana naʿich fi Fransa. — Je vis en France. | Ana nrouh l-Fransa. — Je vais en France. |
| Hna naʿichou fi Dzayer. — Nous vivons à Alger. | Ana nrouh l-Dzayer. — Je vais à Alger. |
| Enti taʿichi fi Fransa? — Tu vis en France ? | Enti trouhi lel-ʿasima? — Tu vas à la capitale ? |
Un repère simple : après naʿich, c’est fi ; après nrouh, c’est l-. Le trait d’union n’est qu’une aide de lecture : à l’oral, l-Fransa se dit d’un seul souffle.
Cinq questions : fi ou l-, la forme soudée, puis le sens.
Deux mots de cette leçon se ressemblent sur le papier et pas à l’oreille : khedma et ktab. Le k de ktab est notre k, net et sec. Le kh de khedma est la jota espagnole : l’air frotte au fond de la gorge. Vous le connaissez déjà, c’est celui de sbah el-khir. Dites la paire à voix haute, plusieurs fois : ktab, khedma, ktabi, khedmti.
Trois questions : repérez le son.
Quand Lina dit Ana nrouh lel-ʿasima, elle n’a pas besoin de préciser de quelle ville elle parle. El-ʿasima, « la capitale », désigne Alger, et tout le monde le comprend ainsi. On entend le mot aux informations comme dans la rue. Vous avez donc deux façons de nommer la ville : Dzayer, qui sert aussi pour le pays entier, et el-ʿasima, qui ne désigne que la capitale. Yanis dit Ana nrouh l-Dzayer, Lina Ana nrouh lel-ʿasima : ils vont au même endroit.
| Darija | Prononciation | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| blad | blad | le pays | Nom ; il reçoit les suffixes -i et -ek. |
| bladi | bladi | mon pays | blad + -i. |
| bladek | bladek | ton pays | Même forme à un homme et à une femme. |
| ktab | ktab | le livre | Nom ; k net, à distinguer du kh de khedma. |
| ktabi | ktabi | mon livre | ktab + -i. |
| khedma | khedma (kh = jota) | le travail | Dans le PDF de la leçon audio : khadma. |
| khedmti | khedmti (kh = jota) | mon travail | Le mot prend un t devant le suffixe. Dans le PDF de la leçon audio : khadmaty. |
| khedmtek | khedmtek (kh = jota) | ton travail | Même forme à un homme et à une femme. Dans le PDF de la leçon audio : khadmatek. |
| taʿi | taʿi (ʿ serré) | à moi : mon, ma (après le nom) | el-khedma taʿi = khedmti. Dans le PDF de la leçon audio : ta’y ; dans d’autres leçons audio : ta’ai. |
| taʿek | taʿek (ʿ serré) | à toi : ton, ta (après le nom) | Même forme à un homme et à une femme. Dans le PDF de la leçon audio : ta’ek ; dans d’autres leçons audio : ta’ak. |
| nrouh | nrouḥ (ḥ soufflé) | je vais | Verbe ; n- = je. Dans le PDF de la leçon audio : nroh. |
| ma nrouhch | ma nrouḥch (ḥ soufflé) | je ne vais pas | Négation ma … ch. Dans le PDF de la leçon audio : ma nrohsh. |
| trouhi | trouḥi (ḥ soufflé) | tu vas (à une femme) | Dans le PDF de la leçon audio : trohi. |
| l- | l- | à, vers (là où l’on va) | Se colle au nom : l-Fransa. Dans le PDF de la leçon audio : la. |
| el-ʿasima | el-ʿaṣima (ʿ serré, ṣ sombre) | la capitale | Désigne Alger. Dans le PDF de la leçon audio : a’asema. |
| lel-ʿasima | lel-ʿaṣima (ʿ serré, ṣ sombre) | à la capitale | l- + el-ʿasima, soudés. Dans le PDF de la leçon audio : lel a’asema. |
Avant la leçon suivante, dites à quelqu’un de votre entourage, pour de vrai : Ana nhabb bladi. — J’aime mon pays. Ou, si vous préparez un voyage : Ana nrouh l-Dzayer. — Je vais en Algérie. Si la personne parle darija, guettez bladek ou khedmtek dans sa réponse.
Dix questions qui mélangent toute la leçon : les suffixes, taʿi et taʿek, le verbe « aller », la scène et le son du jour.
Trois pages de référence prolongent cette leçon : la possession, les prépositions, pour fi et l- côte à côte, et le travail : les bases. Le sommaire du cours écrit rassemble toutes les leçons, et le cours audio vous fait entendre chaque phrase de cette page.
La leçon suivante vous donne la forme de « tu vas » adressée à un homme.
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Les 60 leçons du niveau A1 sont en ligne, chacune avec une aide à la prononciation et des exercices corrigés, et chacune suit la leçon audio du même numéro de l’application LIMBA. Les niveaux A2 à B2 suivront, jusqu’à 250 leçons.
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Parce que le mot khedma change un peu de forme devant un suffixe : il devient khedmt-, et l’on colle ensuite -i ou -ek : khedmti, mon travail ; khedmtek, ton travail. Retenez-le comme une habitude du mot. Blad et ktab, eux, ne changent pas : bladi, ktabi.
Aucune pour le sens : les deux veulent dire « mon travail ». Khedmti colle le suffixe au nom ; el-khedma taʿi garde le nom avec son article et place taʿi, « à moi », après lui. Vous entendrez les deux ; employez celle qui vous vient le plus facilement.
Non. Bladek, khedmtek et taʿek se disent de la même façon à un homme et à une femme. C’est le verbe qui marque la différence : Enta thabb khedmtek? à un homme, Enti thabbi khedmtek? à une femme.
Fi dit le lieu où l’on est : Ana naʿich fi Fransa, je vis en France. L- dit le lieu vers lequel on va : Ana nrouh l-Fransa, je vais en France. Devant l’article el-, l- se soude au nom : lel-ʿasima, à la capitale.
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