
Apprenez le darija algérien avec l’application LIMBA
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Les deux premières leçons s’écoutent sans rien payer ; l’accès à tout le cours se prend ensuite par abonnement, dans l’application.
Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 75 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez dire votre lieu de naissance, et près de quelle ville : Zedt f vilaj sghir hda Tizi Ouzou. Vous saurez aussi proposer une sortie, et la refuser avec le sourire : Ma ranich baghya nergos mʿak.
Le cours de darija algérien se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Leçon 72 sur 250 · Unité 8 · Raconter un voyage : paysages, souvenirs et sorties
Écoutez cette leçon dans l’application LIMBA. Cette page est la version écrite de la leçon audio 72 du cours de darija algérien : dans l’application, 14 minutes pour l’entendre, la répéter et la retenir. Les deux premières leçons sont gratuites.
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Dans cette leçon, la petite bande rentre de Paris en train, après un mariage dans la famille de Karim, et chacun finit par dire où il est né. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez rakoum baghyin dans la leçon 71, et njiw dans la leçon 14.
Durée. 20 minutes environ, exercices compris.
Dans le train de Paris à Lyon, deux jours après le mariage. Karim fredonne encore la musique de la fête ; Sarah a les yeux qui se ferment. Lisez à voix haute, en faisant monter la voix sur les questions.
— Tu veux danser avec moi ? — Je ne veux pas danser avec toi. Je veux dormir ! — Sarah, Karim, vous voulez aller dans le désert ? — Nous allons en France chaque année. Mais le désert ? Oui, nous voulons ! — Et toi, Lina ? Tu viens aujourd’hui ou demain ? — Demain ! — Yanis, où es-tu né ? — Je suis né à Lyon. Et toi, Lina ? — Je suis née à Oran. Et toi, Sarah ? — Moi ? Je suis venue en avion de Montréal ! — Et moi, je suis né dans un petit village près de Tizi Ouzou ! — Yanis ! Dans notre quartier, à Alger : il est né ce matin !
Amel demande à Lina quel jour elle vient. Sarah, née à Montréal, répond par une pirouette. Le message d’Amel vient de voisins d’Alger : un petit garçon est né.
Vous connaissez presque tout le verbe « aller » : nrouh, trouh, trouhi, yrouh, nrouhou, trouhou. Une seule forme manque : « ils vont ». Elle prend le y- de « il » devant et le -ou du pluriel derrière : yrouhou. « Elle va » se dit trouh, comme « tu vas » à un homme : la phrase tranche.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| nrouh | nrouḥ (ḥ soufflé) | je vais |
| trouh | trouḥ (ḥ soufflé) | tu vas (à un homme) |
| trouhi | trouḥi (ḥ soufflé) | tu vas (à une femme) |
| yrouh | yrouḥ (ḥ soufflé) | il va |
| trouh | trouḥ (ḥ soufflé) | elle va (même forme que « tu vas » à un homme) |
| nrouhou | nrouḥou (ḥ soufflé) | nous allons |
| trouhou | trouḥou (ḥ soufflé) | vous allez |
| yrouhou | yrouḥou (ḥ soufflé) | ils vont |
Ce partage vaut pour tous les verbes : y- pour « il », t- pour « elle ». À partir de neskoun, j’habite : yeskoun, il habite, teskoun, elle habite, et aussi « tu habites », à un homme.
Cinq questions : choisissez la forme qui convient, puis le sens.
Vous connaissez nji, je viens, tji, tu viens, yji, il vient, et njiw, nous venons. « Vous venez » suit njiw : comme le verbe finit par une voyelle, le pluriel s’entend -w et non -ou : tjiw.
Entre deux choix, glissez wella, « ou », avec le ll bien tenu. Au passé, vous connaissez jit, je suis venu, je suis venue. Et f et-teyyara a le même sens que b et-teyyara (leçon 37) : en avion, comme f train et b train.
Quatre questions : « venir », « ou » et l’avion.
Pour proposer, prenez la série en ra-, puis le verbe à la même personne : rakoum baghyin trouhou, vous voulez aller ; raki baghya tergsi, tu veux danser, à une femme. Dans tergsi, le o de nergos, entre le g et le s, tombe devant -i, comme dans nergsou (leçon 71). Tachthi dit la même chose.
Pour refuser, la négation ma … ch entoure rani : ma ranich baghi quand un homme parle, ma ranich baghya quand une femme parle, comme dans manich, je ne suis pas. Le verbe qui suit reste tel quel. Pour garder le sourire, ajoutez un merci, saha, ou une autre envie.
Cinq questions : proposez, puis refusez, au masculin ou au féminin.
Zedt veut dire « je suis né » ou « je suis née », la même forme pour un homme et pour une femme ; elle sert aussi pour « tu es né », à un homme : Yanis, win zedt? Et zad, sans rien derrière, veut dire « il est né » : -t pour « je », rien pour « il », comme khdemt et khdem ; mais le a de zad devient e devant -t : zedt.
Le lieu suit f. Sghir, petit, se place après le nom, comme jdid dans kontra jdid : vilaj sghir, un petit village. Et hda + lieu veut dire « près de » : hda Tizi Ouzou.
Cinq questions : naître, petit, près de.
Le y- de « il » et de « ils » se prononce comme le y de « yaourt ». Devant une consonne, il s’y colle sans voyelle entre les deux : yrouḥ, et non « yérouḥ ». Dites d’abord rouḥ, avec son ḥ soufflé, comme pour embuer une vitre ; puis collez le y devant, d’un seul souffle : yrouḥ. De même : ji, puis yji. Dans yeskoun, un e bref, presque avalé, se glisse entre le y et le s.
Trois questions : repérez le y- collé à la consonne.
Zad, « il est né », est de la même racine que le verbe arabe qui veut dire « augmenter, s’ajouter » : l’enfant qui naît s’ajoute à la famille. Le même sens se retrouve ailleurs au Maghreb pour dire « naître ». Pensez au message d’Amel : Zad had es-sbah!, et la famille compte une personne de plus. Quant à Tizi Ouzou, c’est la principale ville de Grande Kabylie, au nord du massif du Djurdjura, le Jourjoura de la leçon précédente.
| Darija | Prononciation | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| yrouhou | yrouḥou (ḥ soufflé) | ils vont | y- devant, -ou derrière. |
| yeskoun | yeskoun | il habite | Comme neskoun, j’habite, avec y-. |
| teskoun | teskoun | elle habite ; tu habites (à un homme) | Même forme pour « elle » et pour « tu », à un homme. |
| ma ranich baghi | ma ranich baghi (r roulé, gh = r grasseyé appuyé) | je ne veux pas (un homme parle : ma … ch autour de rani) | Le verbe qui suit ne change pas. |
| ma ranich baghya | ma ranich baghya (r roulé, gh = r grasseyé appuyé) | je ne veux pas (une femme parle) | Dans le PDF de la leçon audio : maranich baghia. |
| tergsi | tergṣi (r roulé, g de gare, ṣ sombre) | tu danses (à une femme ; variante de tachthi, leçon 26) | Le o de nergos tombe devant -i. Dans le PDF de la leçon audio : trogsi. |
| wella | wella (ll tenu) | ou | Entre deux choix : el-youm wella ghedwa. |
| tjiw | tjiw | vous venez | -w après la voyelle, comme njiw. |
| zedt | zedt | je suis né, je suis née ; tu es né (à un homme) | Même forme pour un homme et pour une femme qui parlent. |
| zad | zad | il est né | Forme nue du passé, sans rien derrière. |
| sghir | ṣghir (ṣ sombre, gh = r grasseyé appuyé, r roulé) | petit | Après le nom, comme jdid : vilaj sghir. |
| hda | ḥda (ḥ soufflé) | près de, à côté de (+ lieu : hda Tizi Ouzou) | Dans le PDF de la leçon audio : heda. |
| f et-teyyara | f eṭ-ṭeyyara (ṭ sombre, yy tenu) | en avion (même sens que b et-teyyara, leçon 37) | Dans le PDF de la leçon audio : fetteyara. |
| Tizi Ouzou | Tizi Ouzou | Tizi Ouzou (grande ville de Kabylie) | Dans le PDF de la leçon audio : tizi ouzou, sans majuscules. |
Avant la leçon suivante, dites à quelqu’un, pour de vrai, votre lieu de naissance, avec votre ville à la place de Lyon : Zedt f Lyon. — Je suis né, je suis née à Lyon. Pour un village, ajoutez hda et la ville la plus proche.
Neuf questions qui mélangent toute la leçon et la scène.
Quatre pages de référence prolongent cette leçon : le présent, pour yrouhou ; la négation, pour ma ranich ; vouloir, pouvoir, devoir, pour une autre façon de dire « vouloir », à côté de rakoum baghyin ; et les pronoms, pour mʿaya et mʿak. Le sommaire du cours écrit rassemble toutes les leçons, et le cours audio vous fait entendre les phrases principales de cette page.
La leçon suivante vous apprend à dire « elle est née » et à parler de vos lectures.
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Le niveau A1 et le début du niveau A2 sont en ligne : chaque leçon a son aide à la prononciation et ses exercices corrigés, et les leçons 1 à 75 suivent les leçons audio du même numéro de l’application LIMBA. La suite paraît au fil de sa relecture, jusqu’à 250 leçons.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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Zedt, suivi de f et du lieu : Zedt f Lyon., je suis né, je suis née à Lyon. La forme est la même pour un homme et pour une femme. « Il est né » se dit zad : Zad had es-sbah., il est né ce matin. Pour préciser, hda veut dire « près de » : Zedt f vilaj sghir hda Tizi Ouzou.
Nrouh, je vais ; trouh, tu vas, à un homme ; trouhi, tu vas, à une femme ; yrouh, il va ; trouh, elle va ; nrouhou, nous allons ; trouhou, vous allez ; yrouhou, ils vont. La personne se lit au début du verbe, et le pluriel ajoute -ou à la fin.
Avec ma ranich baghi si vous êtes un homme, ma ranich baghya si vous êtes une femme : la négation ma … ch entoure rani. Ajoutez un merci, saha, ou une autre envie : Ma ranich baghya nergos mʿak. Rani baghya nerqoud!
Parce que le o de nergos, je danse, tombe dès qu’une finale s’ajoute au verbe. Vous l’avez vu avec nergsou, nous dansons ; c’est la même chose avec -i, à une femme : Raki baghya tergsi mʿaya?, tu veux danser avec moi ?
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