
Apprenez le darija algérien avec l’application LIMBA
Les deux premières leçons sont gratuites !
Des leçons audio de 14 minutes, sur votre téléphone
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
Les deux premières leçons s’écoutent sans rien payer ; l’accès à tout le cours se prend ensuite par abonnement, dans l’application.
Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 75 leçons se déroulent toutes de cette façon.
La suite du cours est dans l’application LIMBA, gratuite sur iPhone et Android : je télécharge l’application.
À la fin de cette leçon, vous saurez annoncer que vous arrivez et raconter une arrivée déjà faite : Rani jayya ghedwa. Rani jit f et-teyyara. Vous saurez aussi demander « tu sais ? » et relancer la conversation d’un seul mot : Ana ʿandi passeport dziri. Wenta?
Le cours de darija algérien se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Leçon 39 sur 250 · Unité 4 · Raconter au passé : voyages et famille
Écoutez cette leçon dans l’application LIMBA. Cette page est la version écrite de la leçon audio 39 du cours de darija algérien : dans l’application, 14 minutes pour l’entendre, la répéter et la retenir. Les deux premières leçons sont gratuites.
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Dans cette leçon, vous mettez côte à côte deux façons de dire « venir » : celle qui annonce (j’arrive) et celle qui raconte (je suis venue). Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez rani jayya et rani jay (leçon 28), jit (leçon 30), rouht et rouhti (leçon 31), puis ʿala bali dans la leçon 38 : toute cette leçon s’appuie dessus.
Durée. 20 minutes environ, exercices compris.
Lina prépare un voyage à Oran avec Yanis. Au téléphone, elle prévient une amie d’enfance qu’elle n’a pas revue depuis le lycée. Puis, au café de langues, les deux amis vérifient leurs papiers. Lisez à voix haute, en tenant bien le yy de jayya.
— Bonjour ! J’arrive demain. J’arrive en train. — Bien ! Quand ? Le matin ? — Non, l’après-midi. Et toi, ça va ? Tu as des enfants ? — Dieu merci. Oui, j’ai trois enfants ! — Yanis, j’ai un passeport algérien. Et toi ? — J’ai un passeport rouge. Mais je suis algérien ! — Tu sais où est l’hôpital à Oran ? — Non, je ne sais pas. Je suis allé à l’hôpital à Alger, l’année dernière. — Toi, tu es allé à l’hôpital ? Ça va ? — Oui, ça va, Dieu merci. J’y suis allé avec Amel.
Rien de grave : Yanis accompagnait sa cousine. Lina, elle, veut savoir où aller en cas de besoin.
À la leçon 38, vous avez appris ʿala bali, « je sais », mot à mot « sur mon esprit », et sa négation ma ʿala balich. Pour demander « tu sais ? », le -i de « mon » devient -ek, « ton », exactement comme dans bladi, bladek : ʿala balek. La forme est la même pour un homme et pour une femme ; seul le pronom placé devant change. La voix monte à la fin, et l’on répond ah (ou eh) ou la, puis par la phrase complète.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| ʿala bali | ʿala bali (ʿ serré) | je sais |
| ma ʿala balich | ma ʿala balich (ʿ serré) | je ne sais pas |
| ʿala balek | ʿala balek (ʿ serré) | tu sais (à un homme comme à une femme) |
Quatre questions : choisissez la forme qui convient, puis la bonne réponse.
Le darija a deux façons de dire « venir ». Rani jayya (une femme parle ; un homme dit rani jay, leçon 28) décrit un mouvement en cours ou tout proche : je viens, j’arrive, je suis en route. On y ajoute volontiers, en fin de phrase, le moment (ghedwa, es-sbah, el-ʿachiya) ou le moyen (f train, f et-teyyara). Rani jit, au contraire, raconte une arrivée accomplie : c’est fait, me voilà ; et jit est le même mot pour un homme et pour une femme. Vous connaissez déjà ce couple avec « aller » : rayeha, en route, et rouht, c’est fait.
| En route (maintenant) | C’est fait (passé) |
|---|---|
| rayeha (rayeḥa : ḥ soufflé) — je suis en route | rouht (rouḥt) — je suis allée |
| jayya (yy tenu) — j’arrive | jit (jit) — je suis venue |
Cinq questions : en route ou c’est fait, la forme qui convient, puis le sens.
Au passé, la personne passe à la fin du verbe (leçon 30). Jit veut dire « je suis venue », mais aussi « tu es venu », à un homme : seul le pronom fait la différence, comme pour ana rouht et enta rouht. À une femme, on ajoute -i : entiya jiti, sur le modèle de rouhti. Et « nous », vous le connaissez depuis la leçon 38 : jina.
| Qui | Aller | Venir | Français |
|---|---|---|---|
| ana | rouht | jit | je suis allé, allée ; je suis venu, venue |
| enta | rouht | jit | tu es allé ; tu es venu |
| entiya | rouhti | jiti | tu es allée ; tu es venue |
| hna | rouhna | jina | nous sommes allés ; nous sommes venus |
Cinq questions : la forme du passé qui convient, puis le sens.
Trois petites choses pour finir. L’hôpital : sbitar (leçon 37) prend l’article, qui s’assimile devant le s, es-sbitar ; avec l-, là où l’on va, cela donne les-sbitar, comme les-souq. La leçon audio 37 disait l-sbitar, sans l’article : les deux s’entendent. Le passeport, un mot venu du français : l’adjectif se place après le nom, comme dans darja dziriya, passeport dziri, passeport rouge. La relance : Wenta? à un homme, Wenti? à une femme, c’est le « et toi ? » de la leçon 24 (W enta?, W enti?), écrit désormais en un seul mot.
Cinq questions : le mot qui manque, la place de l’adjectif, puis le sens.
L’article s’assimile devant le s : es-souq. Dans les-sbitar, ce s est un ṣ sombre, langue reculée, bouche plus creuse : l’article prend ce même ṣ et le tient, leṣ-ṣbiṭar. Dites l, puis un ṣ long et sombre, puis biṭar, avec le ṭ sombre lui aussi. Second point : le yy tenu de jayya. Appuyez sur le y un instant, comme sur le ll de nataʿallam. C’est aussi ce yy qui, à l’oreille, sépare jayya, j’arrive, de jiti, tu es venue : deux formes, deux moments.
Quatre questions : repérez le son et le mot.
Wenta et wenti ne sont rien d’autre que w, « et », collé à enta ou enti : le darija soude volontiers ces petits mots à ce qui suit, comme il soude l’article dans lemdina. C’est la relance la plus simple de la conversation : on parle de soi, puis « Wenta? », et c’est à l’autre de parler. Lina s’en sert au café, et vous pouvez le faire à chaque leçon. Quant à ghedwa, que le PDF de la leçon audio écrit ghoudwa, il se rattache à la racine de l’arabe classique ghadan, « demain » : en arabe classique, ghudwa désigne le petit matin, et le darija en a fait « demain ».
| Darija | Prononciation | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| ʿala balek | ʿala balek (ʿ serré) | tu sais (à un homme comme à une femme) | Expression ; -ek comme dans bladek. Dans le PDF de la leçon audio : a’ala balek. |
| jiti | jiti | tu es venue (à une femme) | Verbe ; la fin -i, comme rouhti ; comme lui, on l’entend aussi adressé à un homme. |
| es-sbitar | eṣ-ṣbiṭar (ṣ sombre, ṭ sombre, r roulé) | l’hôpital (avec l’article) | Article assimilé devant le s. Dans le PDF de la leçon audio : essbitar. |
| les-sbitar | leṣ-ṣbiṭar (ṣ sombre, ṭ sombre, r roulé) | à l’hôpital (l- + es-sbitar) | Expression ; la leçon 37 disait l-sbitar, sans article. Dans le PDF de la leçon audio : l essbitar. |
| passeport | passeport (r roulé) | le passeport (mot venu du français) | Nom ; l’adjectif se place après : passeport dziri. |
| rouge | rouge (r roulé) | rouge (mot venu du français) | Adjectif, après le nom. |
| wenta | wenta | et toi ? (à un homme : w + enta) | Expression ; un seul mot. |
| wenti | wenti | et toi ? (à une femme : w + enti) | Expression ; un seul mot. |
Avant la leçon suivante, parlez de vous à quelqu’un, pour de vrai, puis relancez d’un seul mot : Ana ʿandi passeport rouge. Wenta? — J’ai un passeport rouge. Et toi ? À une femme, dites Wenti?. Si vous avez un passeport algérien, dites-le : Ana ʿandi passeport dziri. Et attendez la réponse.
Neuf questions qui mélangent toute la leçon, la scène et le son du jour.
Quatre pages de référence prolongent cette leçon : l’action en cours, pour la marque rani de rani jayya et rani jay ; le participe actif, qui explique pourquoi jay, jayya et jayyin s’accordent ; le passé, dont les fins en -t, -ti et -na sont celles de jit, jiti et jina ; et les questions, pour win, weqtach (écrit waqtach sur cette page) et la question portée par la seule intonation, comme Enta ʿala balek?. Le sommaire du cours écrit rassemble toutes les leçons, et le cours audio vous fait entendre le ṣ tenu de les-sbitar.
La leçon suivante clôt l’unité 4 : « pour » devant un verbe, « avec lui », une ville que vous connaissez bien, et le point sur tout ce que vous savez raconter au passé.
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Les 60 leçons du niveau A1 sont en ligne, chacune avec une aide à la prononciation et des exercices corrigés, et chacune suit la leçon audio du même numéro de l’application LIMBA. Les niveaux A2 à B2 suivront, jusqu’à 250 leçons.
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Des leçons de 14 minutes, entièrement à l’oreille : j’écoute, je répète à voix haute, je parle ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que j’ai entendu. L’application est gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android, et les deux premières leçons sont offertes.
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La leçon 1 est aussi en haut de cette page, gratuite et en entier : je l’écoute ici, sans compte à créer.
Gratuit sur ce site : le cours de darija algérien écrit, en 60 leçons, pas à pas et avec des exercices corrigés — pour lire et écrire ce que l’application vous apprend à dire.
Rani jayya (une femme ; un homme dit rani jay) annonce une arrivée en cours ou toute proche : j’arrive, je suis en route. Rani jit raconte une arrivée accomplie : je suis venue, me voilà. C’est le même couple que rayeha, en route, et rouht, c’est fait.
Entiya jiti, à une femme : la fin -i marque la personne, comme dans rouhti. À un homme, enta jit, la même forme que ana jit : seul le pronom distingue « je » de « tu ».
Non. ʿala balek se dit à un homme comme à une femme, exactement comme ʿandek ou bladek. C’est le pronom placé devant qui précise : Enta ʿala balek?, Entiya ʿala balek?
Les deux s’entendent dans les leçons audio. Les-sbitar, c’est l-, là où l’on va, devant es-sbitar, l’hôpital avec son article, comme les-souq. Devant le ṣ sombre, l’article se prononce leṣ-ṣbiṭar, avec un ṣ tenu.
Des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur votre téléphone. L’application est gratuite, et les deux premières leçons de darija algérien aussi.
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