L’application LIMBA
Douze langues, en leçons audio de 14 minutes
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Le turc n’a pas d’article défini. Il a mieux : un suffixe qui, posé sur le complément, signale qu’on parle d’une chose précise.
Tous les cours LIMBA se suivent dans l’application, gratuite sur iPhone, iPad et Android ; les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons.
Le cours vous fait parler sans passer par l’écrit ; ces pages vous donnent l’écrit et la règle, si vous les voulez. Les deux vont ensemble, aucun n’exige l’autre.
Quand un verbe turc a un complément d’objet, vous avez deux possibilités, et elles ne disent pas la même chose.
Complément nu, sans suffixe : l’objet est indéfini ou générique. L’équivalent de « je lis un livre » ou « je lis des livres » — on ne sait pas lequel, et cela n’a pas d’importance.
Complément à l’accusatif : l’objet est défini, identifié, connu des deux interlocuteurs. L’équivalent de « je lis le livre » — celui dont on a parlé, celui qui est là.
Le turc n’ayant pas d’article défini — voir ni genre ni article — c’est ce suffixe qui porte toute la différence. L’oublier ou le mettre à tort change le sens de la phrase, pas seulement sa correction.
Certaines situations ne laissent aucun choix, et les connaître règle l’essentiel des hésitations.
Une personne, une ville, un pays sont définis par nature. En position de complément, ils prennent toujours l’accusatif.
« Moi », « toi », « lui », « nous » : même raison. Voir les pronoms.
« Ce livre » désigne forcément un livre précis. L’accusatif suit. Voir bu, şu, o.
« Mon livre » est également défini. Voir le génitif et la possession.
Symétriquement, un complément précédé d’un nombre ou d’un mot de quantité — « trois livres », « beaucoup de livres » — reste généralement nu, sauf si le contexte le rend précis. Voir le pluriel.
Parce que notre langue tranche cette question avant le nom, avec l’article, et de façon automatique. Nous choisissons « le » ou « un » sans y penser, et cette décision est déjà prise au moment où nous formulons.
Le turc la prend après le nom, au moment de le suffixer. Il faut donc anticiper — ou se reprendre. C’est un changement de rythme mental plus qu’une difficulté grammaticale.
S’ajoute une subtilité : la position dans la phrase. Un complément indéfini se colle généralement au verbe, tandis qu’un complément à l’accusatif peut s’en éloigner. La définitude et la place vont donc de pair. Voir l’ordre des mots.
La bonne nouvelle : une erreur d’accusatif ne rend presque jamais la phrase incompréhensible. Elle fait porter l’attention sur le mauvais élément, ce qui se corrige dans l’échange. Ne laissez pas ce chapitre vous empêcher de parler.
Ce qui règle ce chapitre. Entendre des milliers de phrases où le choix est fait correctement, jusqu’à ce que la version fautive sonne étrange. Aucune règle apprise ne produit ce réflexe assez vite pour la conversation. Notre cours de turc est entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.
Chaque question porte sur le choix entre complément nu et complément à l’accusatif, tel qu’il est expliqué ci-dessus. Touchez une réponse, puis Correction.
Cinquante-neuf pages qui se répondent — de l’harmonie vocalique à l’ordre des suffixes du verbe, des six cas au discours rapporté, avec des exercices corrigés sur chacune. Une langue où tout se colle au bout du mot, dans un ordre qui ne varie jamais.
Lire une règle n’a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s’installe ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que vous avez entendu.
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À marquer le complément d’objet défini. Comme le turc n’a pas d’article défini, c’est ce suffixe qui distingue « je lis le livre » de « je lis un livre ».
Avec les noms propres, les pronoms, et après un démonstratif ou un possessif — tous définis par nature. Il est en revanche généralement absent après un nombre ou un mot de quantité.
Parce que le français tranche cette question avant le nom, avec l’article, de façon automatique. Le turc la tranche après le nom, au moment de le suffixer : il faut anticiper.
Rarement bloquante. Elle fait porter l’attention sur le mauvais élément, ce qui se corrige dans l’échange. Ce chapitre ne doit pas vous empêcher de parler.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. Les douze cours sont dans l’application LIMBA, gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android. Les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons ; l’abonnement se prend ensuite dans l’application, et se résilie depuis votre téléphone. Les leçons s’écoutent en ligne.
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