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Cours de languesLe futur

Le futur turc : un suffixe, et une porte vers la subordination

Le futur se forme sans la moindre exception. Mais son suffixe mène ailleurs : il sert aussi à construire des phrases entières.

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La formation

Racine, suffixe de futur, suffixe de personne. L'ordre habituel, sans surprise. Le suffixe a deux formes selon l'harmonie vocalique, et c'est tout.

Une seule chose à retenir : quand la racine se termine par une voyelle, une consonne de liaison s'intercale — un mécanisme régulier qui vaut pour plusieurs suffixes de la langue.

Et une particularité de prononciation : à certaines personnes, la consonne finale du suffixe s'adoucit au contact de la terminaison. L'orthographe le note, puisque le turc s'écrit comme il se prononce. Voir les mutations.

Trois choses que ce temps fait

L'avenir, évidemment

Tout ce qui n'a pas encore eu lieu, proche ou lointain. Sans la distinction que le français opère entre « je ferai » et « je vais faire » : le turc n'a qu'une forme.

L'intention et la promesse

Il porte une nuance de décision qui va au-delà de la simple prédiction. Dire une chose au futur, c'est souvent s'engager à la faire. Pour une prédiction plus neutre ou une éventualité, le turc dispose d'autres tournures — voir l'aoriste.

Ce qu'il ne fait pas

Pour un futur immédiat et certain — « je pars demain » — le turc emploie volontiers le présent en -yor, exactement comme nous. Les deux coexistent, avec une nuance d'imminence.

Et le conditionnel ?

Il n'existe pas comme temps verbal. Ce que le français exprime par « je ferais » passe par d'autres constructions, et notamment par le suffixe du futur combiné à un élément du passé. Voir le conditionnel.

Le suffixe qui sert deux fois

Voici ce qui fait de ce chapitre bien plus qu'un chapitre de conjugaison. Le même suffixe fonctionne comme participe futur — et à ce titre, il devient l'un des outils les plus productifs de la langue.

Employé ainsi, il forme des propositions relatives portant sur l'avenir : « le livre que je vais lire », « la personne qui viendra ». Le turc n'ayant pas de pronoms relatifs, ce sont ces participes qui font tout le travail. Voir les relatives et les participes.

Il entre également dans la construction de l'obligation — « je dois partir » — et dans plusieurs tournures très courantes de la conversation. Voir pouvoir, devoir, falloir.

Conséquence pratique : ce suffixe vous servira bien plus souvent que le futur français ne vous sert. Il vaut la peine de l'installer solidement tôt, même si vous ne parlez pas encore beaucoup de l'avenir.

Un chapitre facile qui ouvre sur un chapitre difficile. La conjugaison au futur s'apprend en vingt minutes ; ses emplois comme participe demandent plus de temps. Commencez par le temps, revenez-y quand vous aborderez la subordination. Notre cours de turc procède dans cet ordre, en leçons audio de quatorze minutes.

Passez à la pratique

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Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.

Questions fréquentes

Comment se forme le futur en turc ?

Racine, suffixe de futur à deux formes, suffixe de personne. Une consonne de liaison s'intercale si la racine se termine par une voyelle. Il n'y a aucune exception.

Le turc distingue-t-il futur proche et futur simple ?

Non, il n'a qu'une forme. Mais pour un futur immédiat et certain, il emploie volontiers le présent en -yor, exactement comme le français.

Existe-t-il un conditionnel ?

Pas comme temps verbal. Ce que le français exprime par « je ferais » passe par d'autres constructions, notamment le suffixe du futur combiné à un élément du passé.

À quoi sert le participe futur ?

À former des propositions relatives portant sur l'avenir — « le livre que je vais lire ». Le turc n'ayant pas de pronoms relatifs, ce sont les participes qui font tout le travail.

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