L’application LIMBA
Douze langues, en leçons audio de 14 minutes
Sur votre téléphone : l’application est gratuite, les deux premières leçons de chaque cours aussi, et des exercices écrits suivent les leçons
Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.
Il traduit « il paraît que », « apparemment », « tiens donc ». Un seul suffixe pour tout cela — et le français a besoin d’une phrase entière.
Tous les cours LIMBA se suivent dans l’application, gratuite sur iPhone, iPad et Android ; les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons.
Le cours vous fait parler sans passer par l’écrit ; ces pages vous donnent l’écrit et la règle, si vous les voulez. Les deux vont ensemble, aucun n’exige l’autre.
Le turc possède deux passés, et ils ne se distinguent pas par le moment de l’action mais par la source de l’information. Le premier, en -di, s’emploie pour ce qu’on a vu ou vécu — voir le passé en -di. Le second, en -miş, pour tout le reste.
« Tout le reste » recouvre trois situations bien distinctes, et c’est ce qui rend ce suffixe si riche.
Ce qu’on rapporte. Vous transmettez une information reçue de quelqu’un d’autre. L’équivalent de « il paraît qu’il est parti » — sans avoir à ajouter « il paraît que ».
Ce qu’on déduit. Vous constatez un résultat et vous en inférez la cause. Vous voyez le sol mouillé : « il a plu ». Vous ne l’avez pas vu pleuvoir.
Ce qu’on découvre avec surprise. Vous réalisez quelque chose qui vous avait échappé. Le suffixe porte alors une nuance d’étonnement que le français rend par l’intonation ou par « tiens ».
Tout récit dont le narrateur n’a pas été témoin se met à ce temps : contes traditionnels, légendes, histoires drôles, anecdotes rapportées. Un conte turc commence et se déroule entièrement en -miş. C’est un marqueur de genre littéraire à lui seul.
Usage remarquable : on peut employer ce passé pour une action dont on a été l’auteur mais dont on n’était pas conscient — pendant le sommeil, l’ivresse, la maladie, ou l’enfance trop jeune pour s’en souvenir. « J’ai dormi », dit par quelqu’un qui s’en rend compte au réveil.
En employant -miş pour quelque chose que votre interlocuteur vient d’affirmer, vous signalez que vous ne le prenez pas à votre compte. C’est une façon polie — ou franchement moqueuse, selon le ton — d’exprimer le doute. Cette nuance est très employée dans la conversation courante.
Il ne signifie pas que l’information est fausse. Il dit seulement que vous ne l’avez pas constatée vous-même — ce qui est une précision, pas un désaveu.
Notre langue ne nous oblige jamais à indiquer d’où nous tenons ce que nous disons. Nous pouvons le faire — « il paraît que », « apparemment » — mais c’est facultatif, et nous l’omettons la plupart du temps.
En turc, le choix est obligatoire à chaque phrase au passé. Il n’existe pas de forme neutre qui permette de ne pas se prononcer. Un francophone qui emploie -di partout affirme donc constamment avoir été témoin — ce qui sonne faux, parfois présomptueux.
La bonne approche n’est pas d’apprendre une règle mais de prendre une habitude : avant de raconter quelque chose au passé, se demander est-ce que j’y étais ? La réponse choisit le suffixe.
Ce suffixe sert aussi de participe, avec le sens d’un résultat acquis, et entre dans la formation de temps composés qui expriment l’antériorité. Voir la copule suffixée.
Le chapitre qui fait passer pour un bon locuteur. Maîtriser l’opposition entre les deux passés produit un effet immédiat de justesse, bien supérieur à celui d’un vocabulaire étendu. Et cela s’acquiert uniquement en écoutant des gens raconter. Notre cours de turc est cent pour cent audio, en leçons de quatorze minutes.
Chaque question porte sur le suffixe -miş et sur les trois situations qu’il couvre, telles qu’elles viennent d’être décrites. Touchez une réponse, puis Correction.
Cinquante-neuf pages qui se répondent — de l’harmonie vocalique à l’ordre des suffixes du verbe, des six cas au discours rapporté, avec des exercices corrigés sur chacune. Une langue où tout se colle au bout du mot, dans un ordre qui ne varie jamais.
Lire une règle n’a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s’installe ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que vous avez entendu.
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Pour ce qu’on rapporte d’après autrui, ce qu’on déduit d’un indice, et ce qu’on découvre avec surprise. Autrement dit, pour tout ce dont on n’a pas été témoin direct.
Non. Il dit seulement que vous ne l’avez pas constatée vous-même — une précision sur la source, pas un désaveu. Selon le ton, il peut toutefois marquer le doute ou l’ironie.
Parce que le narrateur n’a pas été témoin de ce qu’il raconte. Tout récit rapporté — conte, légende, histoire drôle — se déroule entièrement en -miş, au point que c’est un marqueur de genre.
Oui, pour une action dont on a été l’auteur sans en être conscient : pendant le sommeil, la maladie, ou une enfance trop jeune pour s’en souvenir.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. Les douze cours sont dans l’application LIMBA, gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android. Les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons ; l’abonnement se prend ensuite dans l’application, et se résilie depuis votre téléphone. Les leçons s’écoutent en ligne.
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