LIMBAVotre méthode de langue 100 % audio

L’application LIMBA

Douze langues, en leçons audio de 14 minutes

Sur votre téléphone : l’application est gratuite, les deux premières leçons de chaque cours aussi, et des exercices écrits suivent les leçons

Je télécharge l’application Gratuite sur l’App Store Gratuite sur Google Play
Télécharger dans l’App Store Disponible sur Google Play

Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.

  • iPhone, iPad et Android
  • Deux premières leçons gratuites
  • Exercices écrits après les leçons
Cours de langues›Les particules enclitiques

Les enclitiques : cinq petits mots posés sur celui d’avant

Ils s’écrivent séparément, ne pèsent que deux ou trois lettres, et reviennent à chaque phrase. Ce sont eux qui donnent au turc son ton — et l’un d’eux se confond avec un suffixe de cas.

Tous les cours LIMBA se suivent dans l’application, gratuite sur iPhone, iPad et Android ; les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons.

Leçon 1 — gratuite
Écoutez le turc maintenant, avant de lire quoi que ce soit La première des 20 leçons, en entier, quatorze minutes. Ni inscription, ni carte bancaire.

Le cours vous fait parler sans passer par l’écrit ; ces pages vous donnent l’écrit et la règle, si vous les voulez. Les deux vont ensemble, aucun n’exige l’autre.

  • 20 leçons audio
  • 4 h 40 en tout
  • 14 min par leçon

Ce qu’est un enclitique

Un mot minuscule qui n’existe pas seul. Il s’appuie sur le mot qui le précède, ne se place jamais en tête d’un groupe, et ne fait qu’une chose : marquer ce mot-là. On l’écrit détaché, mais on le prononce collé.

C’est ce qui le distingue d’une conjonction. Le test est simple et il sert dans les deux sens : si le mot s’écrit séparément mais règle ses voyelles sur le mot d’avant, c’est un enclitique ; si sa forme ne bouge jamais et qu’il se tient entre deux groupes pour les relier, c’est une conjonction — voir les conjonctions empruntées.

Sur ce point, l’enclitique dA se comporte exactement comme la particule interrogative, qui se place elle aussi immédiatement après l’élément concerné ; ce mécanisme de position est traité par la particule mi. Autre point commun : aucun de ces petits mots ne prend l’accent, il le renvoie sur la syllabe d’avant — voir l’accent du mot.

Les cinq à connaître

Ils ne s’apprennent pas dans un tableau : ils s’attrapent un par un, avec la situation qui les appelle. Voici ce que chacun fait, et ce qu’un francophone en fait de travers.

dA : « aussi », et rien d’autre

Deux formes seulement, de et da, choisies par l’harmonie vocalique : voyelle antérieure dans le mot d’appui, on écrit de ; voyelle postérieure, on écrit da. Ben de geliyorum, moi aussi je viens. Onlar da geldi, eux aussi sont venus.

Attention à une entorse utile : cet enclitique ne se durcit jamais. Après une consonne sourde, on écrit kitap da, jamais kitap ta, alors que les suffixes de cas se durcissent dans la même position — voir les mutations de consonnes.

Répété, il coordonne : Ali de Ayşe de geldi, Ali et Ayşe sont venus tous les deux. Posé sur une forme de condition, il devient concessif : Gitsem de olmaz, même si j’y vais, cela ne marchera pas. La construction de l’hypothèse elle-même appartient à le conditionnel.

bile : « même », et il se place après

Une seule forme, invariable, quelles que soient les voyelles du mot d’appui. Et voici le piège, le plus mécanique de la page : le français met « même » avant le mot, le turc met bile après. Çocuk bile biliyor, même un enfant le sait.

Avec un verbe négatif, il rend nos tournures en « pas même » et « pas un seul » : Bir kelime bile söylemedi, il n’a pas dit un seul mot.

Ne confondez pas les deux valeurs. dA ajoute un élément à une liste — celui-là aussi. bile désigne le cas le plus improbable de la liste, et signale qu’il est surprenant. « Ali aussi le sait » et « même Ali le sait » ne disent pas la même chose, en turc comme en français.

ise : « quant à », le contraste

Il marque un changement de sujet avec opposition, là où le français dit « moi, en revanche » ou « lui, au contraire ». Détaché, il est invariable : Ben ise hiç gitmedim, moi, en revanche, je n’y suis jamais allé. Collé, il prend deux formes, -se et -sa : bense, onlarsa.

Il relève surtout de l’écrit et de l’oral soigné. Et il ne construit aucune hypothèse : la ressemblance avec le suffixe de condition est une homonymie, pas un emploi.

ki : la protestation de fin de phrase

Invariable, placé en dernier, il justifie ou proteste : Ben bilmiyorum ki, mais je n’en sais rien, moi. Param yok ki, mais je n’ai pas d’argent. Le ton compte autant que le mot.

Le turc a trois ki, et celui-ci est le troisième. Collé à un mot déjà suffixé, c’est un suffixe — voir le suffixe -ki. Placé avant une proposition, c’est une conjonction empruntée — voir les conjonctions empruntées.

ya : l’évidence rappelée

Invariable lui aussi, en fin de phrase, très fréquent dans la conversation. Il signale que la chose était déjà dite ou qu’elle devrait aller de soi : Söyledim ya, je te l’ai dit, pourtant. Yok ya!, mais non !

Registre familier : on l’entend partout et on ne l’écrit guère — voir le turc parlé. Ne le confondez pas avec le couple corrélatif ya… ya, « soit… soit », qui est une conjonction.

bende ou ben de : la faute qui coûte le plus

C’est la confusion la plus fréquente des premiers mois, et elle est purement orthographique. Bende, en un mot, est le pronom au cas de lieu : chez moi, sur moi. Ben de, en deux mots, veut dire « moi aussi ». Même prononciation, deux phrases différentes.

La règle tient en une ligne : collé, c’est le cas ; détaché, c’est « aussi ». La valeur du cas de lieu lui-même est traitée par datif, locatif, ablatif, et la série des pronoms par les pronoms.

Deux indices écrits permettent de trancher sans hésiter, et ils sont plus fiables que l’intuition :

1

Comptez les formes

Le cas de lieu en a quatre — -da, -de, -ta, -te — parce qu’il se durcit après une consonne sourde. L’enclitique n’en a que deux, de et da. Un ta ou un te détaché n’existe pas.

2

Cherchez l’apostrophe

Sur un nom propre, le cas s’écrit avec une apostrophe : Ankara’da, à Ankara. L’enclitique, lui, n’en prend aucune : Ankara da, Ankara aussi. İstanbul’da et İstanbul da ne se lisent pas du tout pareil.

3

Remplacez par bile

Si la phrase accepte « même » à la place de « aussi », c’est forcément l’enclitique, donc deux mots. Un cas de lieu, lui, ne se remplace jamais par bile.

Le même piège existe pour tous les noms : evde, à la maison, contre ev de, la maison aussi. Une espace change le sens de la phrase — c’est rare dans une langue, et cela vaut la peine d’y passer un quart d’heure une fois pour toutes.

Pourquoi l’écoute règle le problème. À l’oral, ces cinq mots ne s’entendent pas comme des mots : ils s’entendent comme la fin du mot précédent, sans accent propre. Un apprenant qui les a entendus mille fois les place au bon endroit sans y penser, là où un apprenant qui les a lus hésite. Notre cours de turc est entièrement audio, en leçons de quatorze minutes.

Exercices : les enclitiques de, bile, ise, ki et ya

Chaque question porte sur les cinq enclitiques décrits ci-dessus et sur la distinction entre le mot collé et le mot détaché. Touchez une réponse, puis Correction.

  1. L’enclitique qui ajoute « aussi » possède ___.
  2. Ces deux formes sont ___.
  3. Après une voyelle postérieure, on écrit ___.
  4. Après un mot terminé par une consonne sourde, on écrit ___.
  5. Bende, en un mot, signifie ___.
  6. Ben de, en deux mots, signifie ___.
  7. Pour dire « à Ankara », on écrit ___.
  8. Bile se place ___ le mot qu’il souligne.
  9. Çocuk bile biliyor signifie ___.
  10. Bile possède ___.
  11. Entre les deux, dA ajoute et bile ___.
  12. Dans Ali de Ayşe de geldi, l’enclitique répété sert à ___.
  13. Ben ise se rend par ___.
  14. Attaché au mot, ise prend les formes ___.
  15. En fin de phrase, ki marque ___.
  16. Le ki de masadaki est ___.
  17. En fin de phrase, ya appartient ___.

Toute la grammaire turque, chapitre par chapitre

Cinquante-neuf pages qui se répondent — de l’harmonie vocalique à l’ordre des suffixes du verbe, des six cas au discours rapporté, avec des exercices corrigés sur chacune. Une langue où tout se colle au bout du mot, dans un ordre qui ne varie jamais.

Passez à la pratique

Apprenez à parler le turc

Lire une règle n’a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s’installe ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que vous avez entendu.

  • Application gratuiteSur iPhone, iPad et Android
  • Deux leçons gratuitesDans chaque cours, sans rien payer
  • 12 languesToutes dans la même application
Je télécharge l’application Gratuite sur l’App Store Gratuite sur Google Play
Télécharger dans l’App Store Disponible sur Google Play

Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.

Le cours de turc →

Questions fréquentes

Quelle différence entre bende et ben de ?

Bende, en un mot, est le pronom au cas de lieu : chez moi, sur moi. Ben de, en deux mots, veut dire « moi aussi ». La prononciation est la même, l’espace fait tout le sens.

Pourquoi écrit-on kitap da et non kitap ta ?

Parce que l’enclitique additif ne se durcit jamais après une consonne sourde : il n’a que deux formes, de et da. Un ta ou un te détaché n’existe pas, alors que le suffixe de cas, lui, se durcit.

Où se place bile dans la phrase ?

Après le mot qu’il souligne, à l’inverse du français qui met « même » devant. Çocuk bile biliyor : même un enfant le sait. Il est invariable et ne change jamais de forme.

À quoi sert ise ?

À marquer un contraste en changeant de sujet, comme nos tournures « moi, en revanche » ou « lui, au contraire ». Détaché il reste ise ; collé il donne -se ou -sa, comme dans bense et onlarsa.

Le turc a-t-il plusieurs ki ?

Trois. Collé à un mot déjà suffixé, c’est un suffixe. Placé avant une proposition, c’est une conjonction empruntée. Posé en fin de phrase, c’est l’enclitique de protestation de cette page.

Ces petits mots portent-ils l’accent ?

Jamais. Ils le renvoient sur la syllabe qui les précède, ce qui explique qu’à l’oral on les entende comme la fin du mot d’appui plutôt que comme des mots séparés.

Apprenez à parler la langue turque

Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. Les douze cours sont dans l’application LIMBA, gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android. Les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons ; l’abonnement se prend ensuite dans l’application, et se résilie depuis votre téléphone. Les leçons s’écoutent en ligne.

Je télécharge l’application Gratuite sur l’App Store Gratuite sur Google Play
Télécharger dans l’App Store Disponible sur Google Play

Gratuite sur iPhone, iPad et Android. Sur ordinateur, ouvrez cette page sur votre téléphone, ou cherchez « LIMBA cours de langues audio » dans votre boutique d’applications.