Aucun accord, aucune hésitation de place. Et pour comparer, deux petits mots suffisent — sans la moindre forme irrégulière.
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L'adjectif précède le nom, toujours, comme en anglais. Le français hésite — « une grande maison » mais « une maison blanche » — le turc ne connaît aucune exception.
L'adjectif est invariable. Ni genre, ni nombre, ni cas. Il ne prend jamais de suffixe quand il qualifie un nom. Voir ni genre ni article.
Il n'y a donc rien à apprendre sur l'accord des adjectifs turcs, parce qu'il n'y en a pas. C'est probablement le chapitre le plus court de toute la grammaire.
Un mot placé devant l'adjectif signifie « plus ». Et le terme de comparaison — ce que le français introduit par « que » — se met à l'ablatif, le cas qui exprime l'origine. Littéralement : « plus grand depuis Ali ».
Cette tournure déroute au début, puis paraît logique : on mesure l'écart à partir du point de comparaison. Voir datif, locatif, ablatif.
Un autre petit mot placé devant l'adjectif signifie « le plus ». Rien d'autre à faire : pas d'article, pas d'accord, pas de construction particulière.
Le turc n'a pas de « meilleur », « pire », « moindre ». Tous les adjectifs, sans exception, se comparent avec les deux mêmes mots. C'est l'un des endroits où l'écart de difficulté avec le français est le plus net.
Pour « très », « trop », « un peu », des adverbes se placent également devant l'adjectif. Le turc dispose en outre d'un procédé propre : le redoublement de la première syllabe de l'adjectif, qui produit un renforcement très expressif — « blanc » devient « tout blanc ». Il ne s'applique qu'à une liste d'adjectifs courants, et s'apprend au cas par cas.
Voici le point qui demande un peu d'attention. Un adjectif turc peut s'employer seul, sans nom, et se comporte alors comme un nom à part entière : il prend le pluriel, les cas, les suffixes possessifs. « Le grand » devient un mot autonome.
C'est extrêmement fréquent et très économique — mais cela signifie qu'un même mot apparaît tantôt nu, tantôt lourdement suffixé. Reconnaître la racine sous les suffixes est une compétence à développer.
Cette souplesse vaut aussi dans l'autre sens : beaucoup de noms peuvent qualifier un autre nom sans changer de forme, simplement en se plaçant devant lui. La frontière entre nom et adjectif est donc plus floue qu'en français — ce qui donne à la langue une grande liberté de composition. Voir le génitif et la possession.
Un chapitre qui se retient en une lecture. Deux règles de placement, deux mots pour comparer, aucune exception. C'est le meilleur rapport effort-résultat de la grammaire turque — et il vous permet immédiatement de décrire des choses et des gens. Notre cours de turc les met en situation dans des descriptions réelles, en leçons audio de quatorze minutes.
Trente-sept pages qui se répondent — des deux règles qui gouvernent toute la langue jusqu'aux phrases complexes. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Toujours avant le nom, comme en anglais, sans aucune exception — là où le français hésite entre « grande maison » et « maison blanche ».
Jamais. Ni en genre, ni en nombre, ni en cas. Il ne prend aucun suffixe quand il qualifie un nom.
Avec un mot signifiant « plus » devant l'adjectif, et le terme de comparaison à l'ablatif — littéralement « plus grand depuis Ali ». Le turc mesure l'écart à partir du point de comparaison.
Aucun. Le turc n'a pas d'équivalent de « meilleur » ou « pire » : tous les adjectifs se comparent avec les deux mêmes mots.
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