L’application LIMBA
Douze langues, en leçons audio de 14 minutes
Sur votre téléphone : l’application est gratuite, les deux premières leçons de chaque cours aussi, et des exercices écrits suivent les leçons
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Pas de mot « si » obligatoire, pas de mode conditionnel. Un suffixe posé sur le verbe suffit à poser une condition — et un autre exprime ce qui aurait pu être.
Tous les cours LIMBA se suivent dans l’application, gratuite sur iPhone, iPad et Android ; les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons.
Le cours vous fait parler sans passer par l’écrit ; ces pages vous donnent l’écrit et la règle, si vous les voulez. Les deux vont ensemble, aucun n’exige l’autre.
Ajouté au verbe, il transforme la proposition en hypothèse : « si tu viens », « si j’ai le temps ». Il se place après le suffixe de temps, avant celui de personne, selon l’ordre habituel.
Un mot signifiant « si » existe aussi et se place en tête de proposition. Il n’est pas obligatoire : le suffixe suffit. Quand les deux se combinent, l’hypothèse est simplement soulignée.
La proposition conditionnelle vient avant la principale, comme toutes les subordonnées turques. Voir l’ordre des mots.
« Si tu viens, nous irons » : l’hypothèse est ouverte, elle peut se produire. Le verbe de la subordonnée porte simplement le suffixe de condition, et la principale se met au futur ou à l’aoriste.
« Si tu étais venu, nous serions allés » : l’hypothèse ne s’est pas réalisée, ou ne peut pas l’être. Le turc combine alors le suffixe de condition avec un élément de passé, dans la subordonnée comme dans la principale.
C’est ici que le turc remplace notre conditionnel : la principale prend un suffixe de futur suivi d’un élément de passé, ce qui donne l’équivalent exact de « je serais allé ». Voir la copule suffixée.
Le turc n’a pas de mode conditionnel comme le français. Il obtient le même résultat en empilant des suffixes qu’il possède déjà — condition, passé, futur — selon des combinaisons régulières. Il n’y a donc aucune conjugaison nouvelle à apprendre, seulement des assemblages. Voir l’agglutination.
Comme souvent en turc, un suffixe utile ne sert pas qu’à une chose.
Combiné à certaines particules, il exprime le regret ou le désir : « si seulement… ». C’est une tournure très courante.
« Et si on partait ? » se construit avec ce suffixe, souvent accompagné de la particule interrogative.
Suivi d’un mot signifiant « aussi », il donne « même si », « quand bien même ». Une combinaison figée à apprendre entière.
Un dernier point de vigilance. Le français emploie le conditionnel pour la politesse — « je voudrais », « pourriez-vous ». Le turc ne le fait pas : c’est l’aoriste, souvent à la forme interrogative, qui remplit ce rôle. Transposer notre conditionnel de politesse en turc produit une phrase bancale.
Un chapitre plus simple qu’il n’en a l’air. Ce qui effraie dans le conditionnel français — la concordance, les formes irrégulières — n’existe pas ici. Il n’y a qu’un suffixe et des combinaisons régulières. Notre cours de turc les met en situation, en leçons audio de quatorze minutes.
Chaque question porte sur le suffixe de condition et sur les constructions de l’hypothèse décrites ci-dessus. Touchez une réponse, puis Correction.
Cinquante-neuf pages qui se répondent — de l’harmonie vocalique à l’ordre des suffixes du verbe, des six cas au discours rapporté, avec des exercices corrigés sur chacune. Une langue où tout se colle au bout du mot, dans un ordre qui ne varie jamais.
Lire une règle n’a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s’installe ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que vous avez entendu.
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Par un suffixe de condition ajouté au verbe. Un mot signifiant « si » existe aussi mais n’est pas obligatoire : le suffixe suffit, et les deux ensemble soulignent l’hypothèse.
Non. Il obtient le même résultat en empilant des suffixes qu’il possède déjà — condition, passé, futur — selon des combinaisons régulières. Aucune conjugaison nouvelle à apprendre.
La condition réalisable prend le seul suffixe de condition. La condition irréelle y ajoute un élément de passé, dans la subordonnée comme dans la principale.
Non, le turc ne fonctionne pas ainsi. C’est l’aoriste, souvent à la forme interrogative, qui exprime la politesse. Transposer notre « je voudrais » produit une phrase bancale.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. Les douze cours sont dans l’application LIMBA, gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android. Les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons ; l’abonnement se prend ensuite dans l’application, et se résilie depuis votre téléphone. Les leçons s’écoutent en ligne.
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