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Cours de languesL'impératif et l'optatif

Ordonner, proposer, souhaiter : trois formes que le français mélange

Le turc peut ordonner à la troisième personne. « Qu'il vienne » y est une forme verbale simple, pas une périphrase avec subjonctif.

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L'impératif : la forme la plus simple de la langue

Pour tutoyer, c'est la racine nue du verbe, sans aucun suffixe. Rien à ajouter, rien à modifier. C'est la forme sous laquelle les verbes sont d'ailleurs présentés dans les dictionnaires turcs.

Pour vouvoyer ou s'adresser à plusieurs personnes, un suffixe s'ajoute — avec, comme souvent, deux niveaux : une forme courante et une forme plus cérémonieuse, réservée aux discours, aux annonces et aux inscriptions officielles.

La forme négative suit la règle générale : le suffixe de négation se glisse après la racine. Voir la négation.

Ce que le turc a et que nous n'avons pas

L'impératif de troisième personne

Voilà la vraie particularité. Le turc dispose d'une forme verbale pour dire « qu'il fasse », « qu'ils viennent » — un ordre ou un souhait adressé à un absent.

Le français doit passer par « que » suivi du subjonctif, ce qui en fait une construction à deux mots et à mode particulier. Le turc n'a besoin que d'un suffixe.

Cette forme est très employée : dans les souhaits, les bénédictions, les formules de politesse, et dans toutes les phrases où l'on dit ce qu'une autre personne devrait faire.

L'optatif : la première personne

Le turc possède une seconde série de formes, distincte de l'impératif, pour dire ce que je ou nous voulons faire. Elle traduit nos « allons-y », « voyons », « que je réfléchisse », « je vais essayer ».

À la première personne du pluriel, c'est la forme normale pour proposer quelque chose — l'équivalent de notre « on y va ? ». Elle se combine très souvent avec la particule interrogative pour adoucir la proposition. Voir la particule mi.

Au singulier, elle exprime l'intention, la délibération avec soi-même, ou la demande de permission. C'est une nuance que le français rend par des tournures variées, là où le turc a une forme unique.

Le ton, et ce qu'il faut savoir

L'impératif turc n'est pas brutal en soi. Comme en arabe ou en russe, c'est la forme normale pour demander quelque chose dans un commerce, à table, entre proches. Les francophones ont tendance à l'éviter par politesse mal placée, et produisent des phrases alambiquées.

Ce qui adoucit une demande en turc, ce n'est pas le mode mais :

1

Le vouvoiement

Le pluriel de politesse existe et s'emploie largement. Voir les pronoms.

2

L'aoriste interrogatif

La vraie formule de politesse turque. Voir l'aoriste.

3

Les mots d'accompagnement

Un « s'il vous plaît » et quelques formules fixes changent tout, sans toucher au verbe.

Un chapitre à installer tôt. L'impératif est la forme la plus courte de la langue, et l'optatif de première personne du pluriel est la façon normale de proposer quelque chose. Deux formes qui servent dès la première conversation. Notre cours de turc les met en situation, en leçons audio de quatorze minutes.

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Questions fréquentes

Comment forme-t-on l'impératif en turc ?

Pour le tutoiement, c'est la racine nue du verbe, sans aucun suffixe — la forme sous laquelle les verbes figurent dans les dictionnaires. Le vouvoiement ajoute un suffixe.

Peut-on donner un ordre à la troisième personne ?

Oui, et c'est une particularité du turc : une forme verbale simple dit « qu'il fasse » ou « qu'ils viennent ». Le français doit passer par « que » suivi du subjonctif.

Qu'est-ce que l'optatif ?

Une série de formes pour dire ce que « je » ou « nous » voulons faire : « allons-y », « voyons », « que je réfléchisse ». À la première personne du pluriel, c'est la façon normale de proposer quelque chose.

L'impératif est-il impoli en turc ?

Non, c'est la forme normale pour demander quelque chose. Ce qui adoucit une demande, c'est le vouvoiement, l'aoriste interrogatif et les formules d'accompagnement — pas le choix du mode.

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