L’application LIMBA
Douze langues, en leçons audio de 14 minutes
Sur votre téléphone : l’application est gratuite, les deux premières leçons de chaque cours aussi, et des exercices écrits suivent les leçons
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Le français dit « ceci » et « cela ». Le turc ajoute un degré intermédiaire — celui de ce qu’on est en train de montrer du doigt.
Tous les cours LIMBA se suivent dans l’application, gratuite sur iPhone, iPad et Android ; les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons.
Le cours vous fait parler sans passer par l’écrit ; ces pages vous donnent l’écrit et la règle, si vous les voulez. Les deux vont ensemble, aucun n’exige l’autre.
Bu désigne ce qui est proche de celui qui parle — à portée de main, ou ce dont on vient de parler.
Şu occupe une position intermédiaire, et c’est celle qui n’a pas d’équivalent français. Elle désigne ce qu’on montre, ce vers quoi on attire l’attention, ou ce qu’on s’apprête à dire. C’est le démonstratif du geste.
O désigne ce qui est éloigné, ou ce qui est déjà connu et hors du champ immédiat. C’est aussi — et ce n’est pas un hasard — le pronom de la troisième personne. Le même mot dit « celui-là » et « il ».
C’est le seul des trois qui demande une explication, parce qu’un francophone n’a aucune catégorie mentale pour lui.
Il ne s’agit pas d’une distance moyenne au sens métrique. Il s’agit de l’attention : şu introduit quelque chose dans le champ de la conversation, quelque chose que l’interlocuteur n’avait pas encore en tête.
D’où deux emplois très caractéristiques. Il accompagne le geste — « regarde ça », « prends celui-là » — et il annonce ce qui va être dit : « voici ce que je pense », « écoute bien ceci ».
Une fois la chose introduite, on repasse à bu pour en reparler. Le choix suit donc le déroulement de l’échange, pas seulement la géographie.
Cela ne rend pas la phrase incompréhensible, mais produit un léger décalage — comme quelqu’un qui dirait « celui-là » en montrant ce qu’il tient dans la main. C’est une maladresse repérable, sans plus.
Chacun des trois engendre une famille : un adverbe de lieu — ici, là, là-bas — un adverbe de manière — ainsi, comme ça — et plusieurs mots courants. Apprendre les trois démonstratifs, c’est donc en obtenir une douzaine d’autres gratuitement.
Devant un nom, ils sont invariables. Ils précèdent le nom, comme les adjectifs, et ne prennent aucun suffixe. Le nom, lui, porte normalement ses cas.
Employés seuls, ils se déclinent. Ils deviennent alors des pronoms à part entière et prennent les cas et le pluriel — avec une particularité : une consonne s’intercale devant les suffixes, ce qui modifie sensiblement leur sonorité.
Ils n’annulent pas l’article. Question sans objet, d’ailleurs, puisque l’article défini n’existe pas. Mais un nom précédé d’un démonstratif est par définition défini : en position de complément, il prendra donc l’accusatif. Voir l’accusatif et la définitude.
Enfin, un usage à connaître : o sert à introduire des propositions entières, dans des tournures qui équivalent à nos « le fait que », « ce que ». Il travaille alors de pair avec les noms verbaux.
Trois mots qui servent dès la première heure. Montrer, désigner, choisir : dans un marché, un restaurant, une boutique, ces trois mots valent à eux seuls cinquante mots de vocabulaire. Notre cours de turc les met en situation dès les premières leçons, en quatorze minutes.
Chaque question porte sur les trois démonstratifs turcs et sur leur comportement, tels qu’ils sont décrits ci-dessus. Touchez une réponse, puis Correction.
Cinquante-neuf pages qui se répondent — de l’harmonie vocalique à l’ordre des suffixes du verbe, des six cas au discours rapporté, avec des exercices corrigés sur chacune. Une langue où tout se colle au bout du mot, dans un ordre qui ne varie jamais.
Lire une règle n’a jamais fait parler personne. Quatorze minutes par jour, vous écoutez, vous répétez à voix haute, et la langue s’installe ; après les leçons, des exercices écrits fixent ce que vous avez entendu.
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Trois : bu pour ce qui est proche, şu pour un degré intermédiaire sans équivalent français, et o pour ce qui est éloigné ou déjà connu.
Pour introduire quelque chose dans le champ de la conversation : ce qu’on montre du doigt, ou ce qu’on s’apprête à dire. Une fois la chose introduite, on repasse à bu.
Devant un nom, ils sont invariables et ne prennent aucun suffixe. Employés seuls comme pronoms, ils se déclinent, avec une consonne qui s’intercale devant les suffixes.
Parce que le démonstratif du lointain et le pronom de la troisième personne sont le même mot. Ce qui est hors du champ immédiat et ce dont on parle se confondent.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. Les douze cours sont dans l’application LIMBA, gratuite à télécharger sur iPhone, iPad et Android. Les deux premières leçons de chaque cours sont offertes, et des exercices écrits suivent les leçons ; l’abonnement se prend ensuite dans l’application, et se résilie depuis votre téléphone. Les leçons s’écoutent en ligne.
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