Le turc n'a pas de verbe « avoir ». Il a deux mots, l'un pour ce qui existe, l'autre pour ce qui n'existe pas — et ils suffisent à tout.
La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.
Var signifie « il y a », « il existe », « c'est présent ». Yok est son contraire exact : « il n'y a pas », « il n'existe pas », « c'est absent ».
Ils forment une paire parfaitement symétrique, ce qui est rare dans une langue. Yok n'est pas la négation de var obtenue par un suffixe : c'est un mot autonome, avec sa propre forme. Voir la négation.
Ils se placent à la fin de la phrase, à la place qu'occuperait un verbe, et peuvent recevoir les suffixes de personne et de temps comme n'importe quel attribut. Voir la copule suffixée.
Voici la construction à retenir, parce qu'elle sert plusieurs fois par conversation.
Pour dire « j'ai une voiture », le turc dit littéralement « ma voiture existe ». Le possesseur est marqué par un suffixe possessif sur l'objet possédé, et var affirme l'existence de l'ensemble. Voir le génitif et la possession.
Pour dire « je n'ai pas de voiture », on remplace simplement var par yok. Rien d'autre ne change dans la phrase.
Pour un francophone, l'obstacle est mental, pas grammatical. Il faut renoncer à chercher un verbe « avoir » et reformuler la phrase autour de l'objet possédé. C'est un réflexe qui prend quelques semaines, puis s'installe définitivement.
Il existe une seconde construction, avec le cas du lieu sur le possesseur : « chez moi, une voiture existe ». Elle exprime plutôt la disponibilité momentanée que la possession véritable — « j'ai de l'argent sur moi » plutôt que « je suis riche ». Voir datif, locatif, ablatif.
Les deux mots prennent l'élément de passé pour dire « j'avais » et « je n'avais pas ». Là encore, aucune forme nouvelle : c'est un empilement régulier.
Yok en particulier déborde largement sa fonction grammaticale. Employé seul, il sert de « non » — un « non » plus doux et plus fréquent que le vrai mot de refus, et souvent accompagné d'un mouvement de tête vers l'arrière.
Il exprime aussi l'indisponibilité — un plat qui n'est plus servi, un article en rupture, une place déjà prise. Dans un commerce, c'est le mot que vous entendrez le plus souvent.
Var, à l'inverse, sert à confirmer une disponibilité, à signaler une présence, et dans les questions : « y a-t-il… ? » est la formule d'ouverture de toute demande. Voir la particule mi.
Les deux entrent enfin dans quantité de tournures figées et d'expressions courantes, où leur sens littéral s'est effacé. Ce sont, avec les mots de salutation, les premiers mots que vous devriez installer.
Le meilleur rapport effort-résultat de toute la grammaire turque. Deux mots, une construction, et vous pouvez dire ce que vous avez, ce que vous n'avez pas, ce qui existe et ce qui manque. Notre cours de turc les introduit dès les premières leçons, en audio, quatorze minutes à la fois.
Trente-sept pages qui se répondent — des deux règles qui gouvernent toute la langue jusqu'aux phrases complexes. À parcourir dans l'ordre, ou au gré de vos questions.
Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.
Var signifie « il y a », « il existe » ; yok est son contraire exact. Ils forment une paire symétrique, yok étant un mot autonome et non une négation suffixée.
Littéralement « ma voiture existe » : un suffixe possessif sur l'objet possédé, puis var. Le turc n'a pas de verbe « avoir ».
En remplaçant var par yok. Rien d'autre ne change dans la phrase.
Oui, très souvent, comme un « non » plus doux que le mot de refus. Il exprime aussi l'indisponibilité — un plat qui n'est plus servi, une place déjà prise.
Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.
Toutes les langues depuis votre navigateur. Rien à installer. Ne donne pas accès aux applications mobiles.
Accéder à la plateforme →