
Apprenez le darija algérien avec l’application LIMBA
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Vous écoutez et vous répétez à voix haute ce que vous entendez : les 75 leçons se déroulent toutes de cette façon.
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À la fin de cette leçon, vous saurez dire ce que vous préparez, et pour qui : Ana nwejjed hafla l-rajli. Vous saurez aussi demander à quelqu’un s’il connaît votre pays ou un endroit précis : Taʿref bladi?
Le cours de darija algérien se suit dans l’application LIMBA : des leçons audio de 14 minutes, suivies d’exercices écrits, sur iPhone, iPad et Android. L’application est gratuite, et les deux premières leçons aussi. La leçon 1 s’écoute également plus haut sur cette page, en entier.
Leçon 56 sur 250 · Unité 6 · L’heure, la fête et les origines
Écoutez cette leçon dans l’application LIMBA. Cette page est la version écrite de la leçon audio 56 du cours de darija algérien : dans l’application, 14 minutes pour l’entendre, la répéter et la retenir. Les deux premières leçons sont gratuites.
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Dans cette leçon, la fête de famille est passée, et une autre se prépare déjà, de l’autre côté de l’océan. Vous y apprenez le verbe « préparer » au présent et au passé, vous revoyez « connaître » avec des lieux, et vous dites pour qui vous faites une fête. Vous saurez :
Avant de commencer. Revoyez wejjedt, monasba et l-kamel el-ʿaila dans la leçon 55, et naʿref, taʿref, taʿerfi dans la leçon 42 : cette leçon les reprend et les fait travailler ensemble.
Durée. 20 minutes environ, exercices compris.
Le lendemain de la fête de famille, chez la famille de Yanis, à Alger. Amel et Lina rangent la grande cuisine. Yanis arrive avec son téléphone : Sarah appelle de Montréal, en visio. Lisez à voix haute, en faisant bien monter la voix sur les questions.
— Merci, Lina ! Nous avons préparé une occasion pour toute la famille. — Oui, Dieu merci ! Hier, j’ai beaucoup mangé ! — Lina, tu es d’Oran. Tu connais bien ton pays ? — Oui, je connais bien mon pays. Mais ici, je connais ce quartier. Je ne connais pas cette ville. — Tu connais cet endroit ? C’est le café du quartier. — Non, je ne connais pas. Nous allons au café demain ? — Amel, Lina ! Voici Sarah, de Montréal ! — Bonjour ! Je prépare une fête pour mon mari. Karim arrive de Paris demain ! — Une fête pour Karim ? Bien ! Et le repas, Sarah ? Qu’est-ce que tu cuisines ? — J’ai préparé le repas, du couscous au poulet et du poisson. Karim aime beaucoup le poisson !
Remarquez les deux façons de demander « tu connais ? » : Amel s’adresse à Lina, une femme, et dit taʿerfi. À Yanis, elle aurait dit taʿref.
Vous avez entendu wejjedt, « j’ai préparé », à la leçon 55. Voici le verbe à une personne du présent et à deux personnes du passé. Au présent, le n- de « je » se place devant : nwejjed, « je prépare », avec le jj tenu. Au passé, la finale -t dit « je », et la finale -na dit « nous », comme dans chrina, rouhna et taʿallemna.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| nwejjed | nwejjed (jj tenu) | je prépare |
| wejjedt | wejjedt (jj tenu) | j’ai préparé ; tu as préparé (à un homme) |
| wejjedna | wejjedna (jj tenu) | nous avons préparé |
Nwejjed est plus large que ntayyeb : on cuisine un plat, mais on prépare le repas, une fête, une occasion. Remarquez aussi Hna wejjedna monasba : pas d’article devant monasba, donc « une occasion ». Avec l’article, el-monasba, c’est « l’occasion », celle dont on parle ; avec l- en plus, lel-monasba, c’est « pour l’occasion ».
Cinq questions : choisissez la forme de « préparer » qui convient, puis le sens.
Depuis la leçon 40, vous connaissez naʿref, « je connais, je sais », et, depuis la leçon 42, sa négation ma naʿrefch. Pour demander à quelqu’un s’il connaît un lieu, vous remplacez le n- par t- : taʿref à un homme, taʿerfi à une femme. Regardez bien la forme au féminin : le e se déplace, taʿref devient taʿerfi. La question se fait avec la voix qui monte, sans pronom devant : Taʿref bladi?
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| Ana naʿref had el-houma. | naʿref el-ḥouma (ʿ serré, ḥ soufflé) | Je connais ce quartier. |
| Ana ma naʿrefch had lemdina. | ma naʿrefch (ʿ serré, r roulé) | Je ne connais pas cette ville. |
| Taʿref bladi? | taʿref (ʿ serré, r roulé) | Tu connais mon pays ? (à un homme) |
| Taʿref el-ʿasima? | taʿref el-ʿaṣima (ʿ serré, ṣ sombre) | Tu connais la capitale ? (à un homme) |
| Taʿerfi had leblasa? | taʿerfi leblaṣa (ʿ serré, ṣ sombre) | Tu connais cet endroit ? (à une femme) |
Pour nuancer, mlih, « bien », se place juste après le verbe, avant le lieu : Taʿerfi mlih bladek?, « tu connais bien ton pays ? ». On peut aussi le laisser en fin de phrase : Ana naʿref bladi mlih.
Six questions : la forme qui convient selon la personne, puis la place de mlih et le sens.
À la leçon 55, vous avez dit « pour toute la famille », l-kamel el-ʿaila, et « pour l’occasion », lel-monasba. Le même petit mot l- se colle à une personne : hafla l-marti, « une fête pour ma femme », hafla l-rajli, « une fête pour mon mari ». Il se colle aussi à un prénom : hafla l-Karim. Vous reconnaissez le l- de l-Dzayer, « vers Alger » : ce qui va vers quelqu’un est pour lui.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| Ana nwejjed hafla l-marti. | ḥafla l-marti (ḥ soufflé, r roulé) | Je prépare une fête pour ma femme. |
| Ana nwejjed hafla l-rajli. | ḥafla l-rajli (ḥ soufflé, r roulé) | Je prépare une fête pour mon mari. |
| Ana nwejjed hafla l-kamel el-ʿaila. | ḥafla l-kamel el-ʿaila (ḥ soufflé, ʿ serré) | Je prépare une fête pour toute la famille. |
| Ana wejjedt el-makla lel-monasba. | el-makla lel-monasba | J’ai préparé le repas pour l’occasion. |
Observez l’ordre : le verbe, puis ce que l’on prépare, puis pour qui. Hafla n’a pas d’article : « une fête ».
Cinq questions : complétez avec la personne qui convient, puis traduisez.
Trois mots reviennent dans cette leçon, et ils ne se remplacent pas. Monasba, c’est l’occasion : la naissance, le retour, le mariage qui réunit la famille. Hafla, c’est la fête elle-même, celle que l’on fait pour quelqu’un. El-makla, c’est le repas, la nourriture, ce que l’on a cuisiné. On prépare une monasba, on prépare une hafla pour quelqu’un, et on prépare el-makla pour tout le monde.
| Darija | Prononciation | Français |
|---|---|---|
| monasba | monasba | une occasion, un événement (de famille) |
| hafla | ḥafla (ḥ soufflé) | une fête |
| el-makla | el-makla | le repas, la nourriture |
Quatre questions : choisissez le mot qui convient.
Cette leçon réunit deux sons de gorge du darija. Le premier est le ḥ soufflé de hafla, le h du fond de la gorge, comme pour embuer une vitre : il laisse passer le souffle. Le second est le ʿ de naʿref et de taʿerfi, la gorge qui se serre un bref instant, comme au début d’un « a » étranglé : il retient le souffle. Dites-les l’un après l’autre, lentement : hafla, puis naʿref. Le souffle passe, puis le souffle se bloque.
Quatre questions : repérez le son de gorge.
Le darija emploie deux mots voisins que le français distingue aussi. Monasba désigne l’occasion, l’événement qui réunit la famille : une naissance, un retour, un mariage. Hafla désigne la fête qui l’accompagne, avec le repas et la musique. On prépare une occasion, wejjedna monasba, et on fait une fête pour quelqu’un, hafla l-marti. C’est exactement la différence entre « l’occasion » et « la fête » : l’occasion, c’est le pourquoi ; la fête, c’est ce que l’on organise. Quand Sarah dit Ana nwejjed hafla l-rajli, l’occasion, c’est le retour de Karim ; la fête, c’est la soirée qu’elle lui prépare, repas compris.
| Darija | Prononciation | Français | Remarque |
|---|---|---|---|
| wejjedna | wejjedna (jj tenu) | nous avons préparé | Verbe au passé ; la finale -na dit « nous », comme dans chrina et rouhna. |
| nwejjed | nwejjed (jj tenu) | je prépare | Verbe au présent ; n- devant. Plus large que ntayyeb : le repas, une fête, une occasion. |
| hafla | ḥafla (ḥ soufflé) | une fête | Nom ; la fête que l’on fait pour quelqu’un : hafla l-marti. Le ḥ est soufflé. |
| el-makla | el-makla | le repas, la nourriture | Nom, avec l’article. Dans le PDF de la leçon audio : lmakla. |
Avant la leçon suivante, demandez pour de vrai à quelqu’un de votre entourage s’il connaît bien son pays, ou le vôtre. À un homme : Taʿref mlih bladek? — Tu connais bien ton pays ? À une femme : Taʿerfi mlih bladek? Et si l’on vous retourne la question, répondez : Eh, ana naʿref bladi mlih. — Oui, je connais bien mon pays.
Dix questions qui mélangent toute la leçon : préparer, connaître, pour qui, la scène et le son du jour.
La leçon suivante vous ramène en famille, à Alger : vous y parlerez de vos origines, de votre famille et de ce que vous avez préparé.
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Les 60 leçons du niveau A1 sont en ligne, chacune avec une aide à la prononciation et des exercices corrigés, et chacune suit la leçon audio du même numéro de l’application LIMBA. Les niveaux A2 à B2 suivront, jusqu’à 250 leçons.
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Ntayyeb, c’est cuisiner un plat : Ana ntayyeb el-hout. Nwejjed, c’est préparer au sens large : le repas, Ana nwejjed el-makla, une fête, Ana nwejjed hafla l-marti, ou une occasion de famille. Au passé, wejjedt, j’ai préparé, et wejjedna, nous avons préparé.
À un homme, taʿref : Taʿref bladi?, tu connais mon pays ? À une femme, taʿerfi, avec le -i final et le e qui se déplace : Taʿerfi had leblasa?, tu connais cet endroit ? La question se fait avec la voix qui monte, sans pronom devant.
Juste après le verbe, avant le lieu : Taʿerfi mlih bladek? Dans la réponse, on peut aussi le mettre en fin de phrase : Ana naʿref bladi mlih. Les deux se disent.
Hafla l-rajli : le petit mot l- se colle à la personne, comme dans l-kamel el-ʿaila, pour toute la famille, ou lel-monasba, pour l’occasion. Pour ma femme, hafla l-marti ; pour Karim, hafla l-Karim.
Non. Monasba est l’occasion, l’événement qui réunit la famille : une naissance, un retour, un mariage. Hafla est la fête elle-même, celle que l’on fait pour quelqu’un, avec le repas, el-makla, et la musique. On dit Hna wejjedna monasba, mais Ana nwejjed hafla l-rajli.
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