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Cours de languesL'accord de classe

L'accord de classe : une consonne qui se propage

La classe d'un nom ne reste pas sur le déterminant. Elle rejaillit sur le démonstratif, le relatif, le possessif — partout où la phrase renvoie à ce nom.

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Ce que l'accord recouvre

En français, le genre d'un nom se répercute sur l'article, l'adjectif, le participe, le pronom. C'est ce qu'on appelle l'accord, et il traverse toute la phrase.

Le wolof fait la même chose, avec sa propre matière : ce n'est pas le genre qui se propage, mais la consonne de classe. Tous les éléments qui renvoient à un nom reprennent sa consonne, et l'on obtient ainsi une chaîne cohérente d'un bout à l'autre de l'énoncé.

La consonne se combine à chaque fois avec une voyelle différente selon la fonction — voir déterminants et distance. C'est ce qui rend le système si économique : une consonne pour l'identité du nom, une voyelle pour le rôle du mot.

Où la classe réapparaît

Sur le déterminant

Le cas de base : bunta bi, muus mi, nit ki. La consonne du déterminant est celle du nom, toujours.

Sur le démonstratif

Montrer un objet exige la bonne consonne. Se tromper de classe en montrant quelque chose est immédiatement repérable. Voir les démonstratifs.

Sur le relatif

C'est l'application la plus élégante du principe. Le wolof n'a pas de pronoms relatifs comme « qui » ou « que » : il forme le relatif en prenant la consonne de classe du nom auquel on renvoie, suivie de la voyelle u qui marque la subordination.

Ainsi un nom de classe b donne un relatif en bu, un nom de classe j un relatif en ju, un nom de classe g un relatif en gu. La correspondance est parfaitement mécanique. Voir les relatives.

Sur la possession

Le lien de possession emploie lui aussi la voyelle u combinée à la consonne de classe. Voir la possession et le lien -u.

Ce qui ne s'accorde pas

Voici la contrepartie, et elle allège considérablement le tableau.

Le nom lui-même ne change jamais. Pas de marque de pluriel sur le nom, pas de variation de forme selon la fonction. Le mot appris est le mot employé, en toutes circonstances.

Le verbe ne s'accorde pas avec la classe. Il ne s'accorde d'ailleurs avec rien, puisqu'il ne se conjugue pas. Voir le verbe invariable.

Et il n'y a pas d'adjectifs à accorder — pour une raison surprenante : ce que le français appelle adjectif est, en wolof, un verbe. Voir les adjectifs sont des verbes.

Au total, l'accord wolof se concentre sur une famille réduite de mots-outils, tous bâtis sur le même moule. C'est beaucoup moins de travail qu'il n'y paraît : la difficulté n'est pas de faire l'accord, qui est mécanique, mais de connaître la classe du nom de départ. Voir quelle classe pour quel nom.

Une erreur de classe se propage. Si vous vous trompez sur le déterminant, vous vous tromperez aussi sur le relatif et sur le possessif — d'où l'importance d'apprendre chaque nom avec sa classe dès le départ. Notre cours de wolof les présente toujours ensemble, en leçons audio de quatorze minutes.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'accord de classe en wolof ?

La reprise de la consonne de classe d'un nom par tous les éléments qui y renvoient : déterminant, démonstratif, relatif, possessif. C'est l'équivalent fonctionnel de notre accord en genre.

Comment forme-t-on un relatif ?

En prenant la consonne de classe du nom et en y ajoutant la voyelle u, qui marque la subordination : un nom de classe b donne bu, un nom de classe j donne ju.

Le nom change-t-il de forme ?

Jamais. Pas de marque de pluriel, pas de variation selon la fonction : le mot appris est le mot employé en toutes circonstances.

Faut-il accorder les adjectifs ?

Il n'y a pas d'adjectifs à accorder : ce que le français appelle adjectif est, en wolof, un verbe. Et le verbe ne s'accorde avec rien, puisqu'il ne se conjugue pas.

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