LIMBAVotre méthode de langue 100 % audio
Cours de languesDéterminants et distance

Bi, ba, bu : la voyelle qui change tout

Une consonne dit la classe, une voyelle dit la fonction. Deux lettres, et vous savez de quel nom on parle et à quelle distance il se trouve.

La première leçon est gratuite sur la plateforme web ou sur l'application mobile — deux abonnements distincts. Les leçons s'écoutent en ligne, et non sur ce site.

Une formule à deux éléments

Un déterminant wolof se lit comme une formule : consonne de classe + voyelle de fonction. La consonne vient du nom qu'il accompagne — voir les classes nominales. La voyelle, elle, indique ce que le déterminant fait dans la phrase.

Trois voyelles principales, trois fonctions :

-i : le défini proche. bunta bi, la porte — celle-ci, celle dont on parle, celle qui est là.

-a : le défini lointain. bunta ba, la porte — celle là-bas, celle qui est hors de vue, ou celle qui est éloignée dans le récit.

-u : la subordination. C'est la forme qui introduit une proposition relative, et qui sert aussi de lien de possession. Voir les relatives et la possession.

Pourquoi ce système mérite d'être admiré

Prenez un instant pour mesurer ce que cette architecture accomplit.

Avec une dizaine de consonnes et trois voyelles, le wolof exprime simultanément la classe du nom, sa détermination, sa distance et sa fonction syntaxique — le tout en deux lettres, dans un mot qui suit le nom sans jamais le modifier.

Le français a besoin, pour la même quantité d'information, d'un article, éventuellement d'un démonstratif, d'un adverbe de lieu, et d'un pronom relatif choisi parmi une demi-douzaine de formes.

La distance n'est pas que spatiale

L'opposition entre -i et -a ne concerne pas seulement l'espace physique. Elle recouvre aussi la distance dans le temps, et la distance dans le discours : ce dont on vient de parler contre ce qu'on a évoqué plus tôt.

C'est un outil narratif puissant. Un conteur wolof peut rapprocher ou éloigner un personnage d'une simple voyelle, sans ajouter le moindre mot. Voir les démonstratifs.

Et l'indéfini ?

Un nom employé sans déterminant est indéfini par défaut. Le wolof dispose aussi d'un déterminant indéfini, formé sur la même logique de consonne de classe. Comme dans beaucoup de langues, l'absence de marque est déjà une information.

Ce qu'un francophone doit surveiller

La position. Le déterminant suit le nom. C'est l'inverse du français, et cela demande quelques semaines pour devenir naturel — d'autant que les adjectifs se comportent encore autrement.

Le choix de la voyelle. Un francophone dit « la porte » sans se demander si elle est proche ou lointaine ; le wolof l'oblige à trancher. Employer systématiquement -i produit des phrases correctes mais monotones, et parfois inexactes dans un récit.

Le -u qui n'est pas un article. Voir un déterminant en -u et croire qu'il détermine un nom est une erreur de lecture classique : il annonce en réalité qu'une proposition ou un possesseur va suivre.

Bonne nouvelle en revanche : il n'y a rien à accorder au sens français du terme. Pas de féminin, pas de pluriel à faire sur le nom, pas d'exception à mémoriser. La consonne vient du nom, la voyelle vient de ce que vous voulez dire.

Le chapitre à installer en premier. Sans les déterminants, on ne peut désigner aucun objet précisément. Avec eux, on peut montrer, distinguer, situer — dès les premières heures. Notre cours de wolof les introduit immédiatement, en leçons audio de quatorze minutes.

Passez à la pratique

Apprenez à parler la langue wolof

Lire cette page ne vous fera pas parler — écouter, si. Quatorze minutes par jour, vous répétez à voix haute ce que vous entendez, et la langue s'installe. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire.

Questions fréquentes

Comment se forme un déterminant en wolof ?

Par une consonne de classe, venue du nom, suivie d'une voyelle qui indique la fonction : -i pour le défini proche, -a pour le défini lointain, -u pour la subordination.

Quelle différence entre bi et ba ?

Bi désigne ce qui est proche — dans l'espace, dans le temps ou dans le discours ; ba ce qui est éloigné. Un conteur peut ainsi rapprocher ou éloigner un personnage d'une seule voyelle.

Où se place le déterminant ?

Après le nom, à l'inverse du français. C'est l'une des premières habitudes à prendre.

À quoi sert la forme en -u ?

Elle marque la subordination : elle introduit une proposition relative et sert également de lien de possession. La confondre avec un article est une erreur de lecture fréquente.

Apprenez à parler la langue wolof

Plus de 10 000 personnes ont appris avec la méthode LIMBA depuis sa création. La première leçon est gratuite sur la plateforme ou l'application, sans carte bancaire. Rappel : les deux formules sont indépendantes l'une de l'autre, et les leçons s'écoutent en ligne.

Formule 1 — En ligne
Plateforme web

Toutes les langues depuis votre navigateur. Rien à installer. Ne donne pas accès aux applications mobiles.

Accéder à la plateforme →
Formule 2 — Sur mobile
Applications

Les mêmes leçons sur iPhone et Android, connexion Internet requise. Ne donne pas accès à la plateforme web.